Présentation

Edmond Gabriel DESPRAT

E.G Desprat - Portrait

Matricule 39929  

Camp de Neuengamme   

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Sur nos agendas

 - Concours National de la Résistance et de la Déportation 2011-2012:

" Résister dans les camps nazis "

Dossier pédagogique de la Fondation pour la mémoire de la Déportation:

http://www.fmd.asso.fr/updir/70/1_pdfsam_mv70_version_allegee.pdf 

Paris-Africa pour l'UNICEF

Ecrire pour demain

Couverture Terre

" Terre ! N'efface pas leurs visages " témoigne du parcours de mon père, Albert Claverie, déporté rescapé du camp de concentration de Sachsenhausen. Plongés dans son quotidien, vous découvrirez l'angoisse omniprésente à chaque heure, chaque minute, chaque seconde, la peur des brimades, la souffrance physique, constante et lancinante, la précarité totale, matérielle et morale. Mais vous découvrirez également la force de l'amitié et de la solidarité, derniers remparts face au désespoir prêt à tout emporter.  L'écriture de ce livre résulte de la volonté indéfectible d'Albert Claverie de témoigner au nom de ceux qui connurent un destin identique, en particulier en mémoire de ceux qui n'eurent pas la chance de revenir.

Terre ! N'efface pas leurs visages
Editions Atlantica - ISBN: 2-84394-905-X

Prix: 19 euros

http://www.atlantica.fr/ 

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Sur fond d’intervention humanitaire, ce roman trace la route désenchantée d’un homme à la recherche d’un sens à sa vie. Insatisfait de son existence trop bien ficelée, il part en quête d'un alter ego dont il découvrira les deux visages sur sa trajectoire. Celui d'une jeune femme qu’il aimera. Et celui d'Ali, qu'il tentera de sauver désespérèment. Tirée d'une histoire vraie, Ali Hope est un double voyage. Dans la corne de l'Afrique tout d'abord, blessée et abandonnée. Vers l’Autre ensuite, si proche et si éloigné à la fois. 

Ali Hope
Auteur: Michel Claverie
Chez Yvelinedition  ISBN: 978-2-84668-179-7
Prix: 18 euros

http://yvelinedition.fr/spip.php?article189

(Ces deux ouvrages peuvent être envoyés sans frais de port en passant la commande sur l'adresse du blog)

FRAGMENTS

Ou la transmission de la mémoire de la Shoah. Une composition de Stéphane Brunel. Comme un appel à la vigilance vis-à-vis des mécanismes à l'origine de la plus grande catastrophe humaine du XXième siècle.

Pour tout renseignement en vue de l'exposition cette oeuvre:   http://www.fragments.asso.fr/index.html

Pour une visite virtuelle de  Fragments commentée par son concepteur, visionnez la vidéo ci-dessus

 

 

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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 12:29

Cher Esteban,

Au détour de la toile* et sur les chemins de ma « Terre », le hasard qui n’en est pas vraiment un, nous le savons bien, m’a convié à un rendez-vous. Un rendez-vous avec vous.

couv esteban teruelA vos côtés dans le village de Checa (Espagne), j’ai traversé votre enfance au cœur d’une famille  paysanne aragonaise, harassée à survivre dans la poussière et dans l’effort.  Dans vos yeux d’adolescent, j’ai lu l’injustice de la vie, vertigineuse et désespérante, préliminaire aux luttes des adultes.  Avec la famille qui s’éloignait, une nouvelle vie démarrait alors. Un premier amour pour vous, une nouvelle peau pour l’Espagne. Une république qui nait dans la douleur et dans l’exaltation, « une blanche lueur à l’horizon symbolisant l’espoir ». A 19 ans à peine, vous m’avez révélé la force de vos convictions, confronté à un pouvoir figé et sourd aux plaintes des plus miséreux. Des convictions qui finalement seront emportées dans le tourbillon d’une guerre civile sans merci, annonciatrice du buché des valeurs qui embrasera le monde. Vous y avez démontré votre fidélité aux idées, malgré les sacrifices endurés, et votre solide courage, face à la haine et la violence.

Dans ces années de faim et de combat, une nostalgie essentielle, revigorante et sauvage, presque viscérale, survécut aux épreuves. Son nom : la fiesta. Il était possible d’y connaitre le sang ou d’y découvrir l’amour. On y retrouvait les épaules des vieux, et les bras des amis. Dans tous les cas, on y comprenait d’où l’on venait, sans présumer de la direction que l’on prendrait.

Puis il y eut la défaite, et la fuite vers la France, non sans douleur. Puis il y eut à nouveau le combat, loin de la patrie, mais contre le même ennemi. Alors à nouveau j’ai marché dans vos pas, rebelles à la soumission. Ce combat vous coutera cher : une arrestation sur dénonciation, une condamnation à mort, puis une déportation via Compiègne vers Neuengamme et Bergen Belsen. La mort, sure de son coup y prenait plusieurs visages, et elle vous attendait. Les mines et les bombes qu’il fallait désamorcer dans les rues de Hambourg. Les seringues en plein cœur plantées à la volée dans le mouroir de Bergen Belsen. Le choléra et le typhus, qui ne vous épargna pas, fauchant par bloc entier les camarades connus et inconnus. En apothéose pour vous, l’épreuve du Sonder kommando où chacun se demandait à chaque seconde, à chaque minute, si l’heure n’était pas venue pour soi de disparaître dans les suies de l’histoire.

wagonnets à neuengamme bergen belsen mémorial

Wagonnets à Neuengamme.                                                  Mémorial de Bergen Belsen.

Cher Esteban, il nous est parfois difficile d’apprécier à sa juste valeur la chance qui est la nôtre de vivre dans un pays libre. Certains témoignages, certaines trajectoires de vie possèdent cette vertu de placer nos consciences face à la dette insondable qui est la nôtre vis-à-vis de tous ceux qui se dressèrent comme vous face à l’inacceptable. Esteban, vous êtes l’un de ces défenseurs de nos libertés. L’histoire doit se souvenir de votre nom, comme de ceux de vos camarades. A vos côtés tout au long de ces pages, j’ai mesuré le respect que vous éprouviez pour vos racines (vos parents à Checa), la force de votre sentiment patriotique (l’Espagne n’est jamais oubliée), et l’abnégation qui animait votre quête d’idéal. J’ai enfin entendu une magnifique déclaration d’amour pour la vie et pour la liberté. Comment ne pas aimer la Liberté ? Comment ne pas vous aimer Esteban, vous qui l’aimez tant, cette liberté ?

Par affection et pour conclure, je laisse mes mots s’effacer derrière vos paroles. Et de reprendre à mon compte, si vous m'y autorisez,  le message  que vous délivrez pour la France, d’une totale modernité, porteur de puissants symboles pour les citoyens du monde, et de lourdes responsabilités pour tous ceux qui vivent sur son sol :

« … Et puisse la France conserver cette liberté, afin que tous les opprimés du monde continuent à tourner vers elle leurs regards chargés d’espoir ».

Gracias Esteban. (à gauche sur cette photographie)

esteban teruel couv bis

*la découverte de cet ouvrage fut possible grâce à Didier Hays, lui-même auteur d’un blog retraçant la vie de son père, Xavier, durant la période de son engagement dans la résistance et de sa déportation. Un parcours dur, impressionnant, surtout compte tenu de l’âge de Xavier Hays au moment des faits. Rendez -vous sans hésiter sur le blog www.xavierhays.com

"Esteban Teruel ou la remontée des enfers " par Ernest Audigié - Editions du Cercle d'or (1978) -ISBN 2-7188-0989-2

Publié dans : Espagne républicaine - Communauté : Passeurs de mémoire
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Jeudi 29 mars 2012 4 29 /03 /Mars /2012 13:21

Retour déportés colombe et chaine sur arc de triomphe

 

En cette année électorale importante, les victimes du nazisme et de la collaboration de l'Etat français réaffirment leur attachement à cette journée du souvenir de la Déportation.

Pourquoi faut-il toujours se souvenir ? Pourquoi faut-il sans cesse témoigner ?

Revenir sur le passé reste un préalable indispensable pour faire comprendre la tragédie humaine de la Déportation.

Survenue souvent aprés les épreuves de l'arrestation et de l'internement, la Déportation dans ses finalités répressive ou exterminatrice a touché des dizaines de milliers de nos compatriotes comme aussi de ceux qui avaient pensé trouver asile sur notre sol.

Jamais il n'a été plus indispensable de rappeler notre passé concentrationnaire qui peut sembler lointain aux générations nouvelles.

Les enseignements que nous en tirons restent actuels à nos yeux.

Malgré le temps qui passe et les mémoires qui s'éteignent, nous avons aussi le devoir de rappeler les leçons de notre histoire qui appellent à la lucidité et à la vigilance.

Loin de disparaître, le fanatisme, le racisme, la xénophobie ne cessent de ressurgir à travers un monde agité par des passions nationalistes et religieuses et des désordres économiques.

Cette journée du souvenir doit être tournée vers l'action. Les détenus, lorsqu'ils furent libérés, s'engagèrent pour que ces drames ne soient pas seulement un objet de commémoration.

En ce 67ème anniversaire de notre libération, notre objectif commun doit être de faire vivre dans notre société, l'histoire et la mémoire de phénomènes d'une dimension humaine si considérable par leurs origines, leurs ressorts et leurs conséquences, qu'ils ne peuvent ni ne doivent plus jamais laisser les consciences au repos.

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Ce message a été rédigé conjointement par La Fondation pour la Mémoire de la Déportation, la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance, la Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes, l'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus, ainsi que par les Anciennes Déportées et Internées de la Résistance.                                      

Publié dans : Actualité - Communauté : Passeurs de mémoire
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Dimanche 19 février 2012 7 19 /02 /Fév /2012 08:55

De nombreux médias se sont fait l'écho des propos de Mr Christian Vanneste concernant la déportation des personnes homosexuelles au départ de France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le 16 février 2012, nous avons eu l'occasion d'entendre l'intéressé sur RMC Info (interview réalisé par J.J. Bourdin) réitérer les mêmes affirmations:

- Il a évoqué de nouveau " la légende de la déportation des homosexuels en France ",

- précisant que " tout ce qu'on raconte sur ce sujet est faux ",  

- s'appuyant sur l'étude de Mr Mickael Bertrand (2011) qui à ses dires rendrait caduque le rapport de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de 2001,

- brandissant l'avis de Serge Klarsfeld lui même qui dans le feu de l'action s'était en quelque sorte porté garant de l'exactitude des chiffres avancés par Christian Vanneste,

-  allant même jusqu'à remettre en question la place des associations gay et lesbiennes au pied des monuments lors des commémorations nationales (une place qu'il leur fut si longtemps interdite)  

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Nous pourrions croire que subitement, la France venait de se découvrir un historien de haut vol, spécialiste de la question de la Déportation, capable d'un clignement de paupières en direction des sympathisants de son association " Famille et Liberté " de supplanter les chercheurs et les universitaires engagés dans des travaux de longue haleine, d'ailleurs non achevés puisque rythmés par l'ouverture progressive des archives nationales et internationales. Et bien il n'en est rien ! Car Mr Vanneste n'a rien à faire de la Déportation. Il la discute, il la révise, il la manipule. Il n'a rien à faire de quiconque d'ailleurs, qu'ils soient tziganes, juifs, résistants, la Déportation dans sa bouche se réduisant à un point de l'histoire, un instrument servant sa propagande personnelle "antihomo".

En effet, derrière ses affirmations affligeantes surgit aprés quelques secondes seulement d'interview l'obsession première de Mr Vanneste. Il la désigne ainsi: " le lobby gay ". A l'écouter, cet ennemi est partout ( " y compris chez ses amis de l'UMP " dixit CV), il est pathologique (référence faite par CV aux considérations psychanalytiques relatives au " profil " des homosexuels), il est dangereux ( ici CV va jusqu'à citer l'Eglise catholique), et au final, remet en question (il l'a fait à plusieurs reprises) la légitimité de la communauté homosexuelle dans notre Humanité (nous savons tous que Himmler développait la même rhétorique).

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Ces propos sont INTOLERABLES parce qu'ils véhiculent l'INTOLERANCE ! Et entre autres dangers, c'est la Mémoire de la Déportation en général qui est menacée. Car immédiatement, le piège tendu s'est refermé. En amenant Serge Klarsfeld à prendre la parole (ce que nous regrettons avec tout le respect que nous lui devons), le ver de la concurrence des mémoires a affaibli instantanément le message des victimes, de toutes les victimes, quelle que soit la cause de leur déportation. Si nous laissons attaquer la communauté homosexuelle à travers ces propos pseudo-historiques, les relativistes de tout poil sauront à qui s'attaquer à la prochaine occasion, et surtout ils sauront qu'il n'y a guère de danger à le faire. Tous, nous devons garder à l'esprit que toutes les victimes de la Déportation avaient un seul ennemi, unique et identique pour tous: le NAZISME. Un mouvement politique qui prêchait l'intolérance, et avait choisi comme objectif l'élimination physique des juifs, des tziganes, de ceux qui ne pensaient pas comme eux, des témoins de jehovah, des slaves.... et des homosexuels. N'est-ce pas Mr Vanneste ???

Pour approfandir le dossier:

- Le blog " Histoire, mémoire et socièté" de Mickael Bertrand: http://histoiredememoire.over-blog.com/

- Message de protestation de l'association Les Oublié(e)s de la mémoire sur le site www.devoiretmemoire.org

- Interview de Philippe Couillet, président de la même association publié sur http://www.metrofrance.com/info/vanneste-bafoue-la-memoire-de-personnes-longtemps-oubliees/mlbo!s6SuHEdj3Xwc6/ 

Publié dans : Homophobie - Communauté : Passeurs de mémoire
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