Présentation

Robert Dubernet

010 - Robert dubernet portrait

Matricule 66733 
Camp d'Oranienburg-Sachsenhausen
Décédé le 25 mars 1945 au camp de Bergen belsen

Un slam pour la Paix

Lundi 11 janvier 2010, RTL se métamorphosait en "RTL Radio Papotin" pour une expérience journalistique et humaine exceptionnelle. A l'occasion du vingtième anniversaire du magazine "Le Papotin", un magazine entièrement élaboré par des personnes touchées par l'autisme, RTL a ouvert son antenne à ces journalistes exceptionnels pour une série d'entretiens de neuf personnalités. Ce moment de partage est unique dans le paysage des grands médias. Il fut l'occasion de moments de grâce insoupçonnables, comme ce slam offert à Simone Veil lors de son interview (cliquez sur le lien sous la photographie). Marc Lavoine a également supervisé l'évènement, apportant au Papotin et à ses animateurs un soutien engagé, profondément humain, ancré dans le respect de l'Autre et de sa différence.
Simone-Weil et Papotin
http://media.rtl.fr/online/sound/2010/0111/5931930305_A-9-heures-l-ancienne-ministre-repondait-aux-questions-d-autistes.mp3

FRAGMENTS

Ou la transmission de la mémoire de la Shoah. Une composition de Stéphane Brunel. Comme un appel à la vigilance vis-à-vis des mécanismes à l'origine de la plus grande catastrophe humaine du XXième siècle.

Pour tout renseignement en vue de l'exposition cette oeuvre:   http://www.fragments.asso.fr/index.html

Pour une visite virtuelle de  Fragments commentée par son concepteur, visionnez la vidéo ci-dessus.



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Sachso jacquette terre humaine
Trois cent témoins ont apporté leur contribution à cette oeuvre relatant l'histoire des Français dans le camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen, camp central dans le système concentrationnaire nazi, et désigné par les déportés eux mêmes par un diminutif: SACHSO. Projet élaboré en 1971 par l'Amicale des anciens déportés, fidèle aux valeurs de solidarité et de fraternité qui animaient ces derniers, cet ouvrage est d'une importance majeure pour une meilleure connaissance de la vie dans les camps.

"Sachso", travail collectif par l'Amicale d'Oranienburg-Sachsenhausen - Collection Terre Humaine - Editions PLON
ISBN: 2-259-00894-1

Agenda

- " Femmes en résistance(s), d'ici et d'ailleurs " au Centre Régional Résistance et Liberté de Thouars (79)

femmes en resistance
Une exposition présentée jusqu'au 23 avril 2010.
Lien utile: http://www.crrl.com.fr/actualite/actua.htm

- Exposition "Tâches d'opinions" au Mémorial de Caen

Tâches d'opinions afficheOrganisée à partir de janvier 2010 avec l'association Cartooning for peace (Plantu).
lien utile: http://www.memorial-caen.fr/taches_opinions/

Cinéma et mémoire

Philatélie des camps

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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 13:37

Liberte fichefilm imagesfilmMaire en zone occupée pendant la Seconde Guerre Mondiale, Théodore (Marc Lavoine) voit arriver dans son village une famille gitane accompagnée du P'tit Claude, un orphelin de neuf ans qu'elle a recueilli. De son coté, Mademoiselle Lundi (Marie-Josée Croze), l'institutrice, apporte son aide à la résistance locale grâce à son emploi auprès du maire.  Humaniste et républicaine convaincue, elle va au devant des gitans installés en lisière du village. Si les grands comptent participer aux vendanges, elle les persuade de lui envoyer à l'école les enfants. Parmi eux vit Taloche (James Thiérrée), grand enfant de trente ans avec qui P'tit Claude (Mathias Laliberté) se liera d'amitié. Mais les lois de Vichy posent de plus en plus de contraintes vis à vis du mode de vie nomade de cette famille. Victimes des interdits de circulation, et du délit de "sale gueule", les gitans sont d'abord internés dans un camp. Emus par leur sort Théodore et Mademoiselle Lundi se battent pour leur libération, pour leur dignité, au risque de passer eux mêmes pour des gens dangereux pour l'Etat français de Pétain. Mais la machine administrative est en route, appuyée par les forces de l'ordre française. Au bout du chemin, l'internement ou la déportation.
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Un proverbe tsigane indique: "chacun a droit à sa place dans l'ombre". Mais nous avons envie d'ajouter, " dans une certaine limite cependant ", et que dans le cas des bohémiens de France, le film " Liberté " replace trés justement ces enfants, ces femmes et ses hommes, victimes d'une persécution orchestrée par les autorités nationales au coeur de notre mémoire collective. La valeur de ce film est ici, dans la réappropriation d'un passé si longtemps mis de côté, à travers le destin croisé d'une famille gitane stigmatisée dans sa différence, et celui d'une résistante victime elle aussi puisque finalement arrétée, torturée et déportée. Tony Gatlif s'est inspiré de l'histoire vraie d'une résistante, Mme Yvette Lundy, déportée à Ravensbruck, et de celle d'un gitan français aidé dans un village par un notaire. Il saisit alors l'occasion pour apporter un témoignage sur cette période trouble de notre histoire nationale, malgré les difficultés rencontrées puisque comme il le dit, " le problème est qu'il n'existe pas grand chose sur ce sujet. Pas de film, trés peu de livre. Juste des chapitres ici ou là dans des ouvrages consacrés à l'histoire des Tsiganes. Il n'est même pas mentionné dans les livres scolaires ! ".


Pour prolonger ce travail de mémoire:

- " Les Tsiganes en France. Un sort à part 1939-1946 ". Par Emmanuel Fihlol et Marie Christine Hubert. Aux Editions Perrin (2009)
- www.memoires-tsiganes1939-1936.fr : source d'informations destinées au public, en particulier aux enseignants et aux scolaires.

Quelques repères:

- Aprés la communauté juive, les Tsiganes furent la deuxième population européenne victime d'une extermination raciale.

- Le chiffre total des victimes dans la population tsigane est estimée à prés de 300 000 personnes, toutes méthodes d'élimination confondues (gazages, massacres...).

- Si Himmler est le responsable des opérations génocidaires et des déportations, aboutissant à la disparition de 6 millions de juifs, c'est son bras droit, Arthur Nebe qui organisa le génocide tsigane.

- On estime que les familles tsiganes d'Allemagne, d'Autriche, de Bohême Moravie, des Pays Bas, du Luxembourg et de Belgique furent exterminées en totalité.

- En France, entre 6000 et 6500 personnes furent enfermées dans 30 camps d'internement pour nomades (5 étaient situés en zone libre). Les plus importants se trouvaient à Montreuil-Bellay, Jargeau et Poitiers. Les Tsiganes de France ne furent pas concernés par le décret ordonnant la déportation des Tsiganes vers Auschwitz (16 décembre 1942), en dehors des 145 personnes arrétées dans le Nord et le Pas de Calais. Ils furent cependant déportés dans le cadre de faits de résistance, dans le cadre de rafles ou pour participer de force à l'effort de guerre au profit de l'Allemagne nazie.

- Les tsiganes internés en France ne furent libérés qu'en 1946, leur destin ne faisant l'objet d'aucune reconnaissance ni d'aucun dédommagement. Leur histoire, et donc leurs souffrances, ont été délibéremment placées au banc de l'histoire de la nation française.

(Sources: fiche pédagogique conçue par l'agence APC, avec le concours de Christophe Calzado, marie Christine Hubert et Henriette Asséo)


Par Michel C. - Publié dans : Cinéma - Communauté : Passeurs de mémoire
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 10:15

Vous étiez là

Et vous n'avez rien fait
Vous étiez là
Et vous n'avez rien dit
Vous étiez là
Quand ils sont venus
Les arrêter
Les embarquer
Les femmes et les petits serrés entre leurs bras
Les plus grands muets les yeux remplis d'effroi
Quelques hardes et puis rien au fond d'une valise
Et les hommes devant
La crosse des fusils plantée au bas des reins
Et le fer des souliers qui pressait la cadence
Et les cris et les ordres qui trouaient le silence
Une portière a claqué
Et ils n'étaient plus là
Partis pour où pour quoi
Vous ne le demandiez pas

Nous étions là
Mais que pouvions-nous faire
Ce n'était pas nous qui avions voulu cette guerre
S'ils n'étaient pas comme nous c'était leur affaire
Un jour ils reviendraient
Ils raconteraient
Et qui sait
Ce ne serait peut-être pas si terrible que ça
Rentrez les enfants ça ne nous regarde pas
Et si c'était à refaire

Que faisons-nous ?

 


Portrait Annie NigayAnnie Mullenbach-Nigay vit en région parisienne. Auteur de poèmes et de nouvelles, dont plusieurs sur le thème de la Shoah, elle a reçu le Prix des Beffrois en 2008 pour son recueil de nouvelles "Tu me manques", publié aux editions du Douayeul. Si vous voulez découvrir son univers littéraire, ses rencontres, ses sources d'inspiration, rendez-vous sur son blog:
 http://anniemullenbach-nigay.jimdo.com

Je l'ai personnellement découverte à l'occasion de la lecture de l'ouvrage "Flammes vives de la poèsie 2009" dans lequel est publié un poème poignant consacré aux plus jeunes victimes de la Shoah. Son titre: "Aux enfants de Theresienstadt". J'aurai l'occasion de revenir sur ce poème dans un article évoquant VEDEM, une publication littéraire (entre autre poètique) interne au camp de Terezin, mise sur pied par des garçons agés de 13 à 15 ans seulement, dont la majorité ne survivra pas à la déportation.

Par Michel C. - Publié dans : Poèsie - Communauté : Passeurs de mémoire
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /2010 20:33

C’est à 6 heures locales, le vendredi 18 décembre 2009, que tombe l’information stupéfiante du vol réussi de l’inscription figurant à l’entrée du camp d’Auschwitz I, « Arbeit macht frei ». Les réactions sont alors unanimes dans l’ensemble de la communauté internationale. Le geste est jugé inqualifiable, ressenti comme une attaque directe contre la mémoire des victimes des crimes odieux perpétrés en ces lieux. Le nombre de déportés exterminés dans  le complexe d’Auschwitz-Birkenau est estimé à 1,1 million, dont 1 million pour les seules victimes juives. La police polonaise face à l’indignation générale lance alors les grands moyens, et va jusqu’à proposer une récompense financière pour chaque information susceptible de faire avancer l’enquête. C’est dans la nuit du 20 au 21 décembre qu’elle procède à l’arrestation de 5 individus, et remet la main sur l’inscription en langue allemande sans fournir la moindre explication, ni sur le motif du vol, ni sur les sources ayant permis de remonter aux voleurs.

Arbeit macht frei - Auschwitz 

Le romancier et philologue Lorenz Diefenbach (1806 – 1883) est à l’origine de ce slogan cynique. Arbeit macht frei  (le travail rend libre) évoque en effet le roman populaire que celui-ci publia sous ce titre en 1873 à Brême (Allemagne), roman attribuant au travail une valeur de rédemption susceptible de ramener le plus vil (le héros du roman) sur un chemin vertueux et salvateur. Dans l’argumentaire de la mouvance nationaliste allemande dans laquelle Lorenz Diefenbach évoluait, cette expression trouve sa place spontanément, en particulier dans le contexte économique et social miné par le chômage. Celui-ci touchera six millions d’Allemands en 1932, faisant le lit  du nouveau National Socialisme, qui lui aussi,  dans ses campagnes d’embrigadement de la population, utilisera ce slogan cynique jusqu’à l’accession « légale » au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933.

 
Arbeit macht frei - sachso

Porte d'entrée du camp d'Oranienburg-Sachsenhausen

La présence de l’inscription Arbeit macht frei au fronton des entrées de plusieurs camps nazis tels que Dachau, Theresienstadt ou Sachsenhausen relèverait de l’initiative du SS-Obergruppenführer Theodor Eicke (1892 – 1943), nommé par Himmler en juin 1933 commandant du camp de concentration de Dachau, puis en juillet 1934, inspecteur des camps, en reconnaissance de son zèle et de son « efficacité ». Antisémite et antibolchévique sans état d’âme, Theodor Eicke prétendait ainsi mettre en exergue la vertu « éducatrice » du travail dans un camp de concentration ! Les déportés d’Auschwitz transformèrent ironiquement ce slogan par un autre, plus lucide et vraisemblablement plus apte à mettre de la distance entre eux et l’avenir qui leur était promis : « Le travail rend libre… par la cheminée ! ».

L'élément en fer forgé reprenant le slogan Arbeit macht frei  à l’entrée du camp d’Auschwitz I mesure 5 mètres de long et pèse environ 40 kilos. Elle fut réalisée par un détenu polonais, forgeron de métier, Jan Liwacz en juillet 1940 à la demande du commandement du camp. Une anomalie typographique apparaît sur le mot Arbeit, la lettre “B“ étant soudée à l’envers. Les survivants du camp ont toujours affirmé qu’il fallait voir dans cette anomalie, un symbole d’insoumission à l'idéologie nazie et de résistance de son auteur, et donc de la communauté toute entière des déportés.

Arbeit macht frei - Theresienstadt HP 1200Timbre rappelant la porte d'entrée du camp de Thérésienstadt (Terezin - Tchécoslovaquie)

AFP DERNIERE MINUTE
: Communiqué de l'Agence France Presse daté du 11.02.2010 | 15:34

L’ex-dirigeant néonazi suédois Anders Högström, mis en examen en Pologne dans l’affaire du vol de l’inscription "Arbeit macht frei" de l’ancien camp nazi d’Auschwitz, a été arrêté jeudi à Stockholm, a-t-on appris auprès du procureur chargé du dossier en Suède. L’arrestation du suspect, âgé de 34 ans, qui fait suite à l’émission d’un mandat d’arrêt européen par la justice suédoise, a "eu lieu l’après-midi à Stockholm, à son domicile", a déclaré à l’AFP le procureur, Mme Agnetha Hilding Qvarnström.

"Il est actuellement détenu au commissariat de police et il a demandé un avocat, ce dont nous sommes en train de nous occuper", a-t-elle ajouté.


Il appartient désormais au tribunal de Stockholm de décider ou non d’extrader le suspect vers la Pologne, a-t-elle expliqué.
La justice polonaise avait annoncé le 2 février avoir émis un mandat d’arrêt européen contre le Suédois, qui avait reconnu dans la presse suédoise être impliqué dans le vol, mais avait affirmé avoir aidé la police polonaise.

Par Michel C. - Publié dans : Mémoire - Communauté : Passeurs de mémoire
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 12:58
Auschwitz barbelés 2( Auschwitz, novembre 2009 - Photo MC )

" Chaque question possède une force que la réponse ne contient plus ".
                                                                                                                                  Elie Wiesel
Par Michel C. - Publié dans : Etat des lieux - Communauté : Passeurs de mémoire
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 11:45

 

           Auschwitz Birkenau mémorial              DSC02791 Novembre 2009

Le Mémorial international du camp d'Auschwitz Birkenau - Timbre émis en 1982 par la République Démocratique Allemande - Valeur faciale: 35 pfennig.

Le 27 janvier a été désignée par l'ONU comme
Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah. Cette date correspond à l'anniversaire de la libération du Camp d'AUSCHWITZ par les troupes russes le 27 janvier 1945.

Par Michel C. - Publié dans : Mémoire - Communauté : Passeurs de mémoire
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