Présentation

Edmond Gabriel DESPRAT

E.G Desprat - Portrait

Matricule 39929  

Camp de Neuengamme   

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Agenda

- FOTO'S despaux prints Pagina 013" Résister dans les camps nazis " . Présentation au Musée d'Agesci de Niort (79) d'une série de dessins réalisés dans les camps par les déportés. Cette exposition imaginée dans le cadre de la préparation du Concours National de la Résistance et de la Déportation quittera le Musée pour un collège niortais pour être utilisée par les futurs candidats. Organisée par les associations de déportés des Deux Sévres, son inauguration a lieu le samedi 28 janvier à 16h.

 

- Une opérette à Ravensbruck, d'aprés " Verfugbar aux enfers ", oeuvre écrite par la déportée Germaine Tillon durant son séjour dans ce camp. Jouée dans la crypte de l'église Saint Sulpice à Paris (75006), jusqu'au 10 février 2012photo%20operette%20g%20tillion-w620

Renseignements/réservation: 0628 621 012

 

 - Jusqu'au 10 février 2012, le CRRL de THOUARS (79) propose une exposition consacrée à " La photographie de propagande concernant les camps de Beaune la Rolande et de pithiviers ". Loin de se cacher, l'occupant allemand a réalisé des reportages photographiques dans les camps d'internement français, n'hésitant pas à en diffuser de nombreux clichés. Quelle image de ces camps l'occupant voulait-il réellement montrer ? Et pour quelles raisons ?

photo propagande 

- Concours National de la Résistance et de la Déportation 2011-2012:

" Résister dans les camps nazis "

Dossier pédagogique de la Fondation pour la mémoire de la Déportation:

http://www.fmd.asso.fr/updir/70/1_pdfsam_mv70_version_allegee.pdf 

 

- Exposition " SURVIVRE " jusqu'au 8 avril 2012 au Centre Jean Moulin à Bordeaux (33). Un ensemble de 1000 photographies et 200 pièces d'archives, rares et inédites, relatives à la destruction des juifs d'Europe sous le Nazisme.

affiche expo survivre 2012 centre jean moulin bx

Livre témoignage

Couverture Terre

" Terre ! N'efface pas leurs visages " reprend le témoignage d'un déporté rescapé du camp de concentration Sachsenhausen, Albert Claverie, matricule 66213, affecté au kommando Heinkel. Engagé à partir des années 70 dans un important travail de mémoire auprès des jeunes générations, Albert Claverie a toujours voulu témoigner pour ceux qui ne sont jamais revenus. Plongé dans son quotidien, vous découvrirez l'angoisse omniprésente à chaque heure, chaque minute, chaque seconde, la peur des brimades, la souffrance physique, constante et lancinante, la précarité totale, matérielle et morale. Mais vous découvrirez également la force de l'amitié et de la solidarité derniers remparts face au désespoir prêt à tout emporter.

Terre ! N'efface pas leurs visages
Editions
Atlantica
ISBN: 2-84394-905-X

Pour commander: http://www.atlantica.fr/ 

Ecrire pour demain

Sachso jacquette terre humaine
Trois cent témoins ont apporté leur contribution à cette oeuvre relatant l'histoire des Français dans le camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen, camp central dans le système concentrationnaire nazi, et désigné par les déportés eux mêmes par un diminutif: SACHSO. Projet élaboré en 1971 par l'Amicale des anciens déportés, fidèle aux valeurs de solidarité et de fraternité qui animaient ces derniers, cet ouvrage est d'une importance majeure pour une meilleure connaissance de la vie dans les camps.

"Sachso", travail collectif par l'Amicale d'Oranienburg-Sachsenhausen - Collection Terre Humaine - Editions PLON
ISBN: 2-259-00894-1

FRAGMENTS

Ou la transmission de la mémoire de la Shoah. Une composition de Stéphane Brunel. Comme un appel à la vigilance vis-à-vis des mécanismes à l'origine de la plus grande catastrophe humaine du XXième siècle.

Pour tout renseignement en vue de l'exposition cette oeuvre:   http://www.fragments.asso.fr/index.html

Pour une visite virtuelle de  Fragments commentée par son concepteur, visionnez la vidéo ci-dessus

 

 

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Lundi 23 janvier 2012 1 23 /01 /Jan /2012 23:18

Adoptée le 1er novembre 2005, la résolution n° 60/7 de l'ONU a fixé au 27 janvier, la Journée internationale en mémoire des victimes de l'Holocauste, cette date célébrant la libération en 1945 du Camp d'Auschwitz-Birkenau.   Luciole de Birkenau (2009)

(Contre l'oubli à Birkenau - Photo MC 2009)

" Les hommes doivent s'aligner à part, les femmes à part. Ce réglement est tombé sur nous comme la foudre. Maintenant que chacun est arrivé à la dernière étape, que nous sommes arrivés au bout de la route, on nous ordonne de nous séparer, de couper ce qui est indissolublement lié. Personne ne bouge car personne ne peut croire en ce qui est impossible à croire. Il est impossible que le non réel devienne réalité, qu'il devienne un fait. (...) On sentait que maintenant arrivait le moment culminant, le moment où il fallait se consoler l'un l'autre et se donner du courage ".                  Zalmen Gradowski 

118 - Feuillet ONU

2008: feuillet édité par l'ONU à l'occasion de la Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.

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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 11:20

couverture savoir déporté " On attend de nous, on exige de nous de témoigner "avant qu'il ne soit trop tard". Quel savoir est espéré là, quel aveu sur nos lits de morts, de quel secret de famille ? Où pourront mener toutes ces écoutes de survivants par des gens un peu ou beaucoup trop psy-formés, ou psy-informés ? A des clips je le crains, dont joueront, jouiront, les générations futures. Car toute pédagogie de l'horreur ne peut éviter de pousser à produire de la jouissance. Et ne faudrait-il pas aux trois métiers impossibles désignés par Freud - éduquer, gouverner, psychanalyser - ajouter ce quatrième: témoigner ? Ici je dois préciser le particulier de ma position. Il n'y a en France guère d'anciens déportés devenus psychanalystes. Ou alors ils ne se font pas connaître comme tels. Un peu plus nombreux sont ceux et celles qui ont connu l'internement et le ghetto encore enfants. De chez Lacan, je pense être la seule. Parmi mes camarades déportés également, ma position est particulière, surtout en ceci: une des rares à avoir retrouvé au retour mes deux parents non déportés et vivants - des parents suffisament freudiens pour pouvoir entendre tout, je dis tout, de ce que j'avais à raconter. Ré-émerger de ça, des camps, de leur avoir tout dit, a pris de longues années de psychanalyse. Mais c'est aussi cela - et ma chance au camp même, mon relativement peu de déportation par rapport à d'autres - qui a rendu possible le devenir analyste malgré/à cause du camp. Ne pas pouvoir en parler, du fait de ne pas être entendue, ça, je l'ai connu seulement bien plus tard, et, hélas, surtout dans la communauté psychanalytique. Il fallait donner ces précisions car toute élaboration de l'extérieur blesse souvent d'autres camarades. Nous est en général insupportable ce qui s'élabore à partir de notre viande, en histoire, en psychanalyse, en philo, en politique et même parfois dans les différents regroupements de survivants. Ce n'est forcément jamais "ça". Shoah m'a délivrée du sentiment d'impuissance - et parfois d'obsénité - d'avoir à témoigner à travers ma petite histoire particulière. Il m'en a au contraire, paradoxalement, donné le droit: car ce film, où on ne voit aucune horreur, aucun document d'archives, représente pourtant ce fond de tableau sur lequel toutes nos histoires individuelles sont inscrites, ce là-bas que nous revoyons, resentons quand nous parlons, un par un, une par une ".

Anne Lise Stern eut à subir une triple peine. Tout d'abord elle connut la fuite de l'Allemagne en cours de nazification parce que son père était un élu socio-démocrate (1933). Ensuite ce fut pour elle en milieu scolaire français une insupportable stigmatisation en tant qu'allemande, malgré la qualité indiscutable de sa scolarité. Enfin, ce fut sur dénonciation car juive qu'elle fut arrétée à Paris le 1er avril 1944. Incarcérée dans le camp de transit de Drancy jusqu'au 13 avril, elle atteint le camp d'Auschwitz par le convoi n° 71 deux jours plus tard. Elle connaitra deux autres camps: Bergen Belsen et Theresienstadt.

A son retour, elle choisit la psychanalyse comme source de compréhension du monde et de sa propre trajectoire. Rassemblant dans un même ouvrage, analyses personnelles, fragments de souvenirs et transcriptions d'expériences professionnelles, elle nous dévoile les fondations, les rouages intimes d'une compétence invisible, et d'un savoir inconscient, celui de déporté. En traversant avec elle le miroir du témoignage, ce livre nous autorise une approche inédite du vécu du rescapé, ses doutes, ses frustrations, ses défits, ses faillites. Face à la pathologie de l'Histoire, la thérapeutique de la mémoire : " Chaque sujet-déporté, réellement témoigne de ça, de cette loque qu'il a été, qu'ont été les autres autour de lui, qu'il était destiné à devenir. Le savoir-déporté, c'est ça, savoir sur le déchet, la loque. mais quand il en parle, en témoigne, loque il ne l'est plus".

" Le Savoir-déporté - camps, histoire, psychanalyse " - Anne lise Stern - Editions du Seuil (2004)

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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 16:20

 A l'occasion d'une exposition présentée à Bergerac le 4 novembre 2011 consacrée au regard des jeunes sur la Déportation, Madame Betty Wieder, présidente de la section Dordogne de la LICRA répond à un interview de la radio Canal Pourpre. Un entretien convaincant quant à l'engagement de la LICRA auprés des jeunes générations comme des institutions telles que la police et la gendarmerie, voire même du milieu sportif, afin de donner à tous les moyens de prévenir, identifier et dénoncer les comportements racistes.

Sur le thème propre de la transmission de la mémoire de la Déportation, vous découvrirez l'implication des jeunes générations vis-à-vis du role qui leur incombe dés lors qu'elles ont accepté et intégré dans leur vie citoyenne, les leçons du passé. Pour un résultat aussi décisif, Betty Wieder rappelle que rien ne peut remplacer la visite des camps, et que sur les lieux même des exactions nazies, ces jeunes, comme chaque visiteur, ont rendez vous avec l'Histoire. Cette implication réussie est encourageante, et devrait faire réfléchir un certain nombre d'associations mémorielles sur l'avenir qui leur est réservée si elles s'obstinent à cultiver l'exclusion sous prétexte d'une légitimité historique que leurs responsables par les options choisies rendent dorénavant contestable. Madame Wieder ici reprend les mots clés qui devraient sans cesse guider nos pas, défendant l'idée d'un travail de mémoire pluriel, éclairé et indépendant. L'espoir de "construire" sur ces bases une citoyenneté contemporaine vigilante et tolérante. 

 

 

 

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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 20:10

Couverture livre Notre combat" Quelle ne fut pas ma stupeur lorsque ma fille me posa dans les mains le livre d'Adolf Hitler, Mein Kampf, trouvé dans une cave. Comment était-il arrivé là et pourquoi ? Mon corps se mit à trembler, à brûler. Comme si ma vie soudain basculait. ces écrits avaient engendré de tels massacres ! Un sentiment de rage m'envahit. Pourquoi tous ces morts ? Simplement parce qu'ils étaient différents ? Aujourd'hui encore, des peuples dans le monde subissent la même injustice ! De quel droit la volonté d'un seul peut-elle suffire à mettre en oeuvre sa cruauté et faire exécuter tant d'innocents ?

Mon sommeil en fut perturbé pendant plusieurs semaines, je ne parvenais plus à trouver le repos, hantée par toutes ces interrogations. Il fallait un apaisement à mon désarroi. comment transformer le livre, le détourner de son horreur ? Il m'était impossible de le lire, de le donner, de le détruire. Comment faire ? comment le faire taire ? Mon esprit torturé cherchait, ne cessait de questionner.

Un soir je vis des extraits du film de Claude Lanzmann, Shoah. Le récit des rescapés me bouleversa, et dans la nuit, réveillée en sursaut, des phrases surgirent comme par magie. Je saisis le livre, le regardai, le scrutai. Une idée me traversa l'esprit: et si je détachais l'une de ces pages pour y exprimer ma colère, répondre, résister ? Je saisis alors un gros marqueur rouge et décidai de m'en prendre à l'ouvrage. Je dessinai rapidement la tête d'une femme hurlant - elle s'appellerait Aile. La signature qui porterait sur ces pages la marque de mon geste était trouvée.

J'en ai éprouvé un tel plaisir que j'ai continué sur une trentaine de pages. Je les recouvrais de mots, de mes dessins, de mes peintures, les découpais... j'exultais. Je voulais en finir avec le livre et le maculer jusqu'à sa dernière page. C'est alors que j'ai pensé aux autres. Pourquoi ne pas partager ce que j'étais en train de vivre..."

Linda ELLIA.

....c'est alors que Notre combat est né.

Notre combat - oeuvre de VMG      Notre combat - oeuvre de Stel 

Ci dessus: oeuvre de VMG et celle de STEL.

Notre combat de Linda ELLIA (Préface de Simone Veil) - Editions du Seuil (2007) - ISBN: 978-2-02-096218-6

 

 

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