Présentation

Edmond Gabriel DESPRAT

E.G Desprat - Portrait

Matricule 39929  

Camp de Neuengamme   

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Agenda

- Une opérette à Ravensbruck, d'aprés " Verfugbar aux enfers ", oeuvre écrite par la déportée Germaine Tillon durant son séjour dans ce camp. Jouée dans la crypte de l'église Saint Sulpice à Paris (75006), jusqu'au 10 février 2012photo%20operette%20g%20tillion-w620

Renseignements/réservation: 0628 621 012

 

 - Jusqu'au 10 février 2012, le CRRL de THOUARS (79) propose une exposition consacrée à " La photographie de propagande concernant les camps de Beaune la Rolande et de pithiviers ". Loin de se cacher, l'occupant allemand a réalisé des reportages photographiques dans les camps d'internement français, n'hésitant pas à en diffuser de nombreux clichés. Quelle image de ces camps l'occupant voulait-il réellement montrer ? Et pour quelles raisons ?

photo propagande 

- Concours National de la Résistance et de la Déportation 2011-2012:

" Résister dans les camps nazis "

Dossier pédagogique de la Fondation pour la mémoire de la Déportation:

http://www.fmd.asso.fr/updir/70/1_pdfsam_mv70_version_allegee.pdf 

 

- Exposition " SURVIVRE " jusqu'au 8 avril 2012 au Centre Jean Moulin à Bordeaux (33). Un ensemble de 1000 photographies et 200 pièces d'archives, rares et inédites, relatives à la destruction des juifs d'Europe sous le Nazisme.

affiche expo survivre 2012 centre jean moulin bx

Livre témoignage

Couverture Terre

" Terre ! N'efface pas leurs visages " reprend le témoignage d'un déporté rescapé du camp de concentration Sachsenhausen, Albert Claverie, matricule 66213, affecté au kommando Heinkel. Engagé à partir des années 70 dans un important travail de mémoire auprès des jeunes générations, Albert Claverie a toujours voulu témoigner pour ceux qui ne sont jamais revenus. Plongé dans son quotidien, vous découvrirez l'angoisse omniprésente à chaque heure, chaque minute, chaque seconde, la peur des brimades, la souffrance physique, constante et lancinante, la précarité totale, matérielle et morale. Mais vous découvrirez également la force de l'amitié et de la solidarité derniers remparts face au désespoir prêt à tout emporter.

Terre ! N'efface pas leurs visages
Editions
Atlantica
ISBN: 2-84394-905-X

Pour commander: http://www.atlantica.fr/ 

Ecrire pour demain

Sachso jacquette terre humaine
Trois cent témoins ont apporté leur contribution à cette oeuvre relatant l'histoire des Français dans le camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen, camp central dans le système concentrationnaire nazi, et désigné par les déportés eux mêmes par un diminutif: SACHSO. Projet élaboré en 1971 par l'Amicale des anciens déportés, fidèle aux valeurs de solidarité et de fraternité qui animaient ces derniers, cet ouvrage est d'une importance majeure pour une meilleure connaissance de la vie dans les camps.

"Sachso", travail collectif par l'Amicale d'Oranienburg-Sachsenhausen - Collection Terre Humaine - Editions PLON
ISBN: 2-259-00894-1

FRAGMENTS

Ou la transmission de la mémoire de la Shoah. Une composition de Stéphane Brunel. Comme un appel à la vigilance vis-à-vis des mécanismes à l'origine de la plus grande catastrophe humaine du XXième siècle.

Pour tout renseignement en vue de l'exposition cette oeuvre:   http://www.fragments.asso.fr/index.html

Pour une visite virtuelle de  Fragments commentée par son concepteur, visionnez la vidéo ci-dessus

 

 

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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 22:33

" La désobéissance, c'est la résistance active à l'iniquité, même quand elle prend la figure de la légalité " Lucie Aubrac (1993)

Roms de Craiova (Roumanie-1930)Ce matin encore, le réveil fut difficile. Houleux, amer. Le gouvernement français, le doigt sur la couture du pantalon, poursuit sa besogne: expulser du territoire national la population Rom. Désolant projet de société que celui du rejet. Dangereux projet de société que celui de l'exclusion.

Dans une autre vie, je me serai souvenu d'autres départs, d'autres convois, d'autres quais. Des visages de mères et d'enfants, de pères et de valises. Un voyage dicté par le seul fait d'être né est-il seulement un voyage ? Dans une autre vie, j'aurai apprécié ma chance, celle d'être né ici et maintenant. Par hasard. Comme par hasard, j'aurai pu naître ailleurs, j'aurai pu naître "eux", et rejoindre le quai. Dans une autre vie, personne ne m'aurait questionné autant. Sur mon identité, sur notre identité. Comme si pour exister, il fallait en premier dresser des barrières pour savoir qui nous sommes. Dans une autre vie, la différence aurait été la richesse de tous, et non un fardeau pour moi. Dans une autre vie, l'ADN n'aurait été qu'un gage de diversité et d'humanité, et non la menace d'une arme braquée sur ma conscience.

Femmes et enfants tziganes dans le camp de Rivesaltes - Fra

Femmes et enfants tziganes - camp de Rivesaltes 1942

Il n'aura fallu que trois ans et quelques semaines pour dériver d'une affirmation idéologique (celle du futur chef de l'état qui en mars 2007 affirmait l'existence d'une prédisposition génétique à la pédophilie, au suicide pour certains jeunes et à la délinquance pour d'encore plus jeunes) à la discrimination d'état d'un peuple ( les Roms ) ou d'un mode de vie (Gens du voyage) pour se dédouaner de toute recherche de causes extrinsèques à l'insécurité dans notre pays. Un tel dogme étant admis, il suffit alors de l'institutionnaliser, de le légaliser. Alors il est aisé de trier, d'étiqueter...et d'éliminer. Quoi de plus simple pour protéger son propre pouvoir ? Derrière ce concept devenu politique, une question terrifiante demeure, qui doit à chaque instant nous maintenir éveillé. Qui sera le suivant ? Moi ? Vous ?

Identification d'une jeune femme tzigane à Auschwitz - Pol

Identification d'une jeune femme tzigane à Auschwitz

Dans l'exercice de la transmission de la mémoire, l'art a souvent suivi le sillon de la distanciation lucide. Ainsi je reprendrai volontiers à mon compte l'idée dégagée par l'auteur Jean Dornac qui dans son texte " Gens du voyage " (2010) implore: " O vous, gens du voyage, ne maudissez pas ce peuple et son pouvoir, plaignez-les plutôt [...]".  Pour ces choix injustifiables en effet, nous sommes à plaindre. Nous si riches, si libres, mais finalement si éloignés de l'humain. (En langage hindi, rom signifie homme, ou humain !).

En conclusion, je vous propose de redécouvrir le poème écrit par Elie Benacher, rescapé juif des camps nazis, intitulé " Tziganes mes amis ":

               Tziganes mes amis des âpres mélodies, pourquoi nos chants en pleurs, nos cris griffent-ils si souvent au même endroit l'inquiétude ? 

               Tziganes mes amis, tziganes qui jouez, le déroulement lent des routes qui vous refusent nous refusent, les bruits épars de la plaine qui vous chassent nous chassent, le crime, la haine, la honte du peuple qui vous a tués nous a tués.

               Tziganes mes amis tziganes, mes frères, à Dachau à Auschwitz nous sommes morts ensemble.

               Tziganes, jouez encore, jouez vite le thème étincelant, l'alouette danse, les flammes dansent, je veux oublier tziganes, notre nuit.

Pour vous éclairer:

   - lire l'avis du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale des Nations Unies (CERD) du 11 aout 2010

   - lire le communiqué en date du 9 aout 2010 du Comité National Consultatif des Droits de l'Homme.

   - voir le dossier " Science et délinquance: génétique de l'agressivité ou agressivité de la génétique' en ligne sur le site http://panoptique.boum.org/spip.php?article45 

Publié dans : Actualité - Communauté : Passeurs de mémoire
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Lundi 5 juillet 2010 1 05 /07 /Juil /2010 16:00

Qui peut bien être cet homme, tellement altruiste et courageux pour être déclaré Juste parmi les Nations en 1990 et  béatifié par le Saint Père en 2002 ? Quelle mission a-t-il bien pu se voir confié qui ait pu le mener, sans la moindre faiblesse et en toute conscience, jusqu’au sacrifice suprême ?Cet homme-là, capable de se tourner vers ses semblables au point d’ignorer et de sacrifier sa propre sécurité, instigateur parmi tant d’autres anonymes d’une chaîne de solidarité héroïque, cet homme-là s’appelle Giovanni Palatucci.

Palatucci Giovanni HP1200Originaire de la région de Naples, il rejoint en 1937 son poste de commissaire de la Sécurité publique à Fiume, devenu Rijeka aujourd’hui sur le territoire croate, après une affectation turinoise peu passionnante. Fiume abrite alors  une communauté juive conséquente au moment des premiers exodes des populations chassées par les lois antisémites naissantes. Et dés lors que le Duce fait adopter le 17 novembre 1938 une loi destinée à « sauvegarder la race italienne », Giovanni Palatucci sait quelle est la direction à suivre. Profitant des responsabilités inhérentes à sa fonction, il entreprend une tâche magnifique mais éminemment dangereuse. Contournant les règlements en vigueur à ses risques et périls, il apporte son aide à la population juive placée sous sa juridiction. Falsifiant les données administratives officielles, orientant les familles à la dérive vers son oncle Mgr Giuseppe Palatucci, évêque en Campanie, ou apportant son aide logistique et matérielle aux réfugiés, il tente jour après jour de soustraire à leur sort les victimes des lois inadmissibles qui s’abattent sur son pays.

Mais tout se complique en 1943 lorsque Mussolini est déchu de son pouvoir, et que les forces allemandes s’emparent de Fiume. Devenu préfet, Giovanni subit la pression de l’occupant qui exige de lui qu’il fournisse au plus tôt l’inventaire écrit des familles juives présentes sur le territoire de Fiume. L’urgence de la situation s’impose à lui. Et c’est avec une ardeur renouvelée qu’il poursuit sa tâche en « effaçant » administrativement la trace de centaines de juifs. Conscient des risques encourus, il prend cependant contact avec l’ambassadeur de Suisse en poste à Trieste, un ami de longue date. C’est à lui qu’il confie sa fiancée et la mère de celle-ci, dans l’espoir de les mettre à l’abri. Il refuse toutefois d’abandonner son poste. Sa fiancée s’appelait Mika Heisler. Elle était juive et survécut à la guerre.

 Pour Giovanni, le destin frappe à sa porte le 13 septembre 1944. La gestapo ayant infiltré son réseau finit par démasquer ce préfet si peu efficace et si peu enclin à obéir aux ordres. Accusé de conspiration, d’abord enfermé dans la prison de Trieste, il est finalement déporté le 22 octobre dans le camp de Dachau. Les quatre mois passés en déportation seront marqués par la maladie et la souffrance. Il décédera le 10 février 1945, à quelques encablures de la libération du camp.

La reconnaissance de l’engagement désintéressé de cet homme ne se fera que très tardivement, ses exploits étant restés dans l’ombre pendant de nombreuses années. Il faudra attendre 1995 pour que l’Etat italien, conscient de la valeur peu commune de ce patriote lui attribue officiellement la Médaille d’or du Mérite civil. Le 29 mai 2009, un timbre commémoratif sera émis par la Poste italienne pour honorer son souvenir.

 Les paroles du président de l’Union des communautés juives italiennes, Amos Luzzatto évoquant l’attitude de Giovanni Palatucci  témoigne de la force et de l’humanité d’âme du personnage : « Il existe deux formes d’héroïsme, affirmait-il : celui découlant d’une nécessité inattendue, et celui de Palatucci, un héroïsme quotidien, répété et confirmé même face à la certitude du danger. Il a continué à agir tout en sachant qu’il se dirigeait vers son propre sacrifice. Pour lui, donner sa vie même pour un seul homme était un devoir ».

On estime à 5000 le nombre de juifs sauvés par le réseau de Giovanni Palatucci.

Il est décédé à Dachau alors qu’il n’avait pas encore fêté ses 36 ans.

Publié dans : Mémoire - Communauté : Passeurs de mémoire
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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 08:00

 

" L'espace d'un instant,  j'ai oublié qui je suis et où je suis "    Primo Levi 

Bergen Belsen - The House of silence - avril 2010

The House of silence - Bergen Belsen  (avril 2010 - Photo MC)

Publié dans : Etat des lieux - Communauté : Passeurs de mémoire
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Lundi 17 mai 2010 1 17 /05 /Mai /2010 22:00

A l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie (17 mai 2010), je voudrai ici évoquer la mémoire des victimes des persécutions exercées par le régime nazi contre la population homosexuelle, à travers le souvenir du Docteur Bernhard Langer, lui même victime de cette homophobie, et déporté dans le camp de concentration de Sachsenhausen. L'Amicale du camp de Sachsenhausen lors d'une cérémonie sur la stèle du kommando Heinkel le 18 avril avait associé à cet instant de recueillement Ulrich Kessler, représentant l'Association des Gays et Lesbiennes allemands qui à cette occasion prit la parole pour évoquer la trajectoire du Docteur Langer, un médecin généreux que nombre de déportés français eurent l'occasion de croiser. Je le remercie de m'avoir autorisé à reprendre l'intégralité de son texte:

DSC03477" Nous nous souvenons aujourd'hui ensemble des horreurs du Kommando Heinkel. Nous, Association des Gays et Lesbiennes allemands, vous remercions d'avoir conservé la mémoire de ce site au cours de toutes ces années. Aprés votre hommage au cimetière de Germendorf, vous me donnez la possibilité dans cette intervention de rappeler le parcours de Bernhard Langer, médecin déporté, survivant du camp annexe de Heinkel.

Je veux tout d'abord citer une lettre adressée au Dr Langer par le belge Jacques Placet, ancien infirmier au KommandoBernhard Langer DSC03521x Heinkel:  " Je me souviens de toutes ces opérations impensables dont une ablation d'un rein, sans transfusion sanguine, sans antibiotique, avec une simple anesthésie superficielle, un scalpel et quelques pinces coupantes. Il y a peu de temps, j'ai parlé avec le Dr Coudert et notre ami Bernard Mery de cette opération. Le Dr Coudert se souvient encore trés bien d'avoir accuelli ce malade au Revier de Sachsenhausen. Le succés de l'opération l'avait stupéfié car il connaissait le peu de moyen dont pouvait disposer un médecin dans un tel lieu. Il avait appris avec joie que le malade avait survécu" . Mais qui était donc Bernhard Langer ?

Fred Brade a réalisé de nombreuses recherches sur sa vie pour préparer l'exposition "Des hommes homosexuels dans le camp de Sachsenhausen", consacrée aux victimes de l'article 175 du Code pénal allemand qui entre 1871 et 1994 condamnait l'homosexualité. Suite à ces travaux, on peut identifier 3 périodes dans la vie de Bernhard Langer. La première vie montre un écolier puis un étudiant en médecine dynamique qui donne libre cours à ses préjugés. Comme étudiant, il se rattache à une alliance catholique. En 1928, dés l'obtention de son diplome, il s'installe à Berlin. Il y travaille tout d'abord comme interne à l'hopital catholique St Edvige, puis ouvre en 1932 à proximité son propre cabinet. A cette époque, il devient membre de la SA. C'est en 1936 que s'achève brusquement cette première tranche de vie. Acteur de la vie homosexuelle berlinoise, il est condamné pour la première fois à cause de son homosexualité. Trois mois plus tard, il est exclu de la SA.

Bernhard Langer DSC03514 trousse de secoursSon mariage, en février 1935, signe peut être le début de la deuxième vie de Bernhard Langer. Devenu père de trois enfants qu'il adore, sa famille fait tout pour cacher aux proches et aux amis sa première arrestation. Malheureusement elle ne peut le protéger contre une seconde dénonciation (par ses voisins) qui en aout 1940 aboutit à sa condamnation. D'abord incarcéré dans la prison de Berlin Plötzensee, il est transféré au camp de concentration de Sachsenhausen, et enfin à Heinkel. Affecté au revier, le Docteur Bernhard comme on l'appelle est trés apprécié par les déportés, comme le prouve les lettres de Jacques Placet et de nombreux autres témoins français, belges et luxembourgeois. Lancé sur la marche de la mort en avril 1945, il est libéré à Grabow par les forces de l'Armée Rouge. Sur place, il apporte ses soins aux déportés bien sur, mais également à la population civile. Aprés la libération, il gardera trés longtemps le contact avec ses camarades étrangers, et tout spécialement avec l'Amicale française.

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Commence alors la troisième vie de Bernhard Langer. Délibérément, il cache aux autorités de RDA son passé et déclare tous ses papiers disparus. Il relance sa carrière médicale, apporte ses compétences à une clientèle fidèle qui lui voue une profonde reconnaissance. La Stasi quant à elle connait bien son passé. Mais il en est tout autrement pour ses enfants. C'est seulement à la mort de son père, le 11 octobre 1979, que sa fille découvre dans une valise, l'héritage du passage de son père dans le camp de concentration de Sachsenhausen, ainsi que les contacts entretenus avec ses camarades français dont il avait gardé le secret.

 Je voudrai terminer mon intervention en signalant que Bernhard Langer, quelques mois avant sa mort, reçut une lettre adressée par l'Amicale française de Sachsenhausen. Lors de son 33ème congrés se déroulant à Brest, elle désirait exprimer sollennellement son respect ainsi que ses remerciements au Dr Langer, dont le souvenir était resté trés vif chez tous ceux qui l'avait connu. La lettre avait été écrite le 26 mai 1979, en allemand, et fut signée par le Président du Comité International de Sachsenhausen, Charles Désirat, le Président du Comité de Sachsenhausen de la RFA, Werner Koch, ainsi que par un représentant de l'Amicale du Luxembourg.

 Je vous remercie."                                                                                                                           Ulrich Kessler

 Pour approfondir le sujet:    - http://triangles-roses.blogspot.com       - www.rosa-winkel.lsvd.de

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