Terre ! N'efface pas leurs visages

Il n'est pas question ici de décrire ce que fut la vie dans le camp de Gurs de 1939 à 1945 pour les réfugiés républicains espagnols, pour ceux que le gouvernement de Pétain désignait comme indésirables, et pour les juifs dont nombre d'entre eux ne trouvèrent à Gurs (64) qu'un strapontin pour l'enfer d'Auschwitz. Pour cela, visitez le site de l'Amicale du camp de Gurs, construit autour de l'histoire de ce lieu, qu'elle soit locale ou replacée dans le cadre historique de la collaboration et de la shoah, et autour des témoignages, écrits, oraux ou même artistiques.
Pour consulter ce site:  www.campgurs.org

Béarnais moi même, je tiens uniquement à faire une sorte de mea culpa. Je regrette de n'avoir que trop tardivement su découvrir ce lieu de mémoire pyrénéen, et donc d'avoir méconnu si longtemps la tragédie dont il fut le cadre. A sa fermeture définitive en 1945, l'on crut effacer de la mémoire collective cet outil de répression, créé et administré par des français. On crut l'effacer en incendiant les derniers baraquements et en faisant sortir de terre une immense forêt. Par l'obstination du témoignage des survivants et le travail éclairé des historiens, cette mémoire a pu renaître, et à travers les futaies verdoyantes, elle a tracé jusqu'à nous un sentier que je vous invite à parcourir. Comme je l'ai fait moi même en Béarn, en ce mois d'aout 2009.


 


   
   

" Gurs vivra dans la conscience des hommes grâce à la jeunesse qui entretiendra la flamme du souvenir et bâtira le monde nouveau de justice et de fraternité pour lequel sont morts nos camarades".

Extrait de L'appel de Gurs ( 21 juin 1980)

Bibliographie: Le camp de Gurs - 1939-1945, un aspect méconnu de l'histoire du Béarn de Claude LAHARIE, chez J et D Editions.

Ven 28 aoû 2009 Aucun commentaire