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    <title><![CDATA[Terre ! N'efface pas leurs visages]]></title>
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    <description>Une mémoire libre, fidèle et indépendante jetée au vent de l'espérance. Contre l'oubli et pour demain...</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[Terre ! N'efface pas leurs visages]]></title>
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    <pubDate>Thu, 09 Feb 2012 15:05:24 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Thu, 09 Feb 2012 15:05:24 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.terreneffacepasleursvisages.com</copyright>            <category>Culture</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Résister dans les camps.]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-resister-dans-les-camps-98846841.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img height="125" width="242" src="http://img.over-blog.com/300x148/2/46/38/88/1er-r-pertoire/1-expo-Niort-2012.jpg" alt="1 expo Niort 2012" class="GcheTexte">Le Musée d'Agesci de Niort (79), à
    l'initiative de la délégation des Deux Sévres de l'UNADIF, présente pendant deux semaines une exposition consacrée à <em><strong>la résistance dans les camps nazis</strong></em>. Elle devrait
    servir de support pour les futurs candidats à la préparation du Concours National de la Résistance et de la Déportation.
  </p>
  <p>
    <img height="225" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x225/2/46/38/88/1er-r-pertoire/5-expo-Niort-2012.jpg" alt="5 expo Niort 2012" class="CtreTexte">Jane Debenest, présidente de la
    section des Deux Sèvres de l'UNADIF (à gauche) lors de l'inauguration de l'exposition, dans l'exercice de lecture croisée avec une petite-fille de déporté.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
  </p>
  <p>
    L'ESPRIT DE RESISTANCE
  </p>
  <p>
    L'esprit de résistance n'a pas disparu à la porte&nbsp;des camps. Il est resté inébranlable, la plus grande entreprise de déshumanisation qui soit n'ayant pas réussi à le briser. Hommes et femmes
    plongés dans l'enfer des camps nazis ont fait face, et malgré l'extrême gravité des risques encourus (généralement la mort ou une sévère bastonnade), ont poursuivi le combat contre le nazisme.
  </p>
  <p>
    " <em>Je suis ici pour dire NON</em> " disait un déporté agonisant au camarade qui le veillait.
  </p>
  <p>
    Dire " NON ", rester debout, demeurer des êtres&nbsp;humains pour survivre, et peut être plus tard, témoigner.
  </p>
  <p>
    <img height="250" width="162" src="http://img.over-blog.com/188x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/7-expo-Niort-2012.jpg" alt="7 expo Niort 2012" class=
    "noAlign">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;<img height="248" width="337" src="http://img.over-blog.com/300x225/2/46/38/88/1er-r-pertoire/niort-25.jpg" alt="niort 25" class=
    "noAlign">
  </p>
  <p>
    LES FORMES DE RESISTANCE
  </p>
  <p>
    Résister pour le détenu&nbsp;pouvait prendre plusieurs formes:
  </p>
  <p>
    1 - Le maintien coûte que coûte de sa dignité physique et morale. Conserver une apparence humaine malgré le régime de terreur. Ne jamais céder. " <em>A partir du moment où on se laissait aller,
    on était perdu</em> " confie Jeanette L'Herminier.
  </p>
  <p>
    2 - Le maintien d'une activité artistique et intellectuelle.
  </p>
  <p>
    Il s'agissait alors de se prouver à soi même, mais également aux autres qu'il était difficile certes mais possible de ne pas devenir un animal, et sauvegarder l'Humanité en soi. Il y avait là un
    moyen de fuir par la pensée l'environnement infernal qui s'acharnait à nier cette identité humaine. Poussé à l'extrême, les déportés pouvaient y trouver un plaisir inattendu, jubilatoire même,
    par exemple par l'échange des recettes les plus gourmandes possibles ! Enfin cette activité clandestine aurait vocation, si le miracle de la libération se produisait, à lutter contre l'oubli, à
    servir de preuves des exactions subies ( de précieux dessins furent présentés aux différents procés qui suivirent la chute du IIIème Reich), et à faire entendre la voix des déportés à distance de
    ces évènements.
  </p>
  <p>
    3 - Le sabotage.
  </p>
  <p>
    Il était extrêmement risqué, mais trés répandu dans les ateliers et les usines travaillant pour l'industrie de guerre allemande. " <em>Chaque petit grain de sable que nous introduisions dans
    cette machine infernale était pour nous une victoire sur l'ennemi</em> " disait Jacqueline Fleury.
  </p>
  <p>
    4 - La solidarité entre les déportés. Elle a permis à nombre d'entre eux de tenir envers et contre tout. L'amitié entre détenus était indéfectible. " <em>Sans cette solidarité qui nous insuffle
    malgré tout de la force, aucune n'aurait pu survivre et revenir</em> " confirme Andrée Duruisseau-Gros.
  </p>
  <p>
    5 - L'affirmation de leur qualité de citoyen, y compris face aux tortionnaires. C'est ainsi que furent stoppées ici, pendant une minute,&nbsp;les machines d'un atelier&nbsp;un 11 novembre, ou que
    l'on entendit ailleurs chanter la Marseillaise un 14 juillet...
  </p>
  <p>
    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;<img height="300" width="209" src="http://img.over-blog.com/209x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/8-expo-Niort-2012.jpg" alt="8 expo Niort 2012" class=
    "noAlign"> &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp; <img height="300" width="225" src="http://img.over-blog.com/225x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/13-expo-Niort-2012.jpg" alt=
    "13 expo Niort 2012" class="noAlign">
  </p>
  <p>
    L'exposition niortaise présente au public un ensemble d'objets, du symbole religieux au bijou, du carnet de recettes à l'outil de cuisine décoré et stylisé,&nbsp;ainsi qu'une série
    de&nbsp;dessins et croquis&nbsp;réalisés par des déporté(e)s alors qu'il(elle)s étaient encore derrière les barbelés. Ces dessinateurs s'appellent Violette Rougier Le cocq, Boris Taslitzky,
    Maurice de la Pintière,&nbsp;Georges Despaux,&nbsp;&nbsp;et leurs oeuvres sont autant de témoignages de la permanence à l'intérieur des camps d'une vie résistante.
  </p>
  <p>
    &nbsp;<img height="193" width="261" src="http://img.over-blog.com/300x248/2/46/38/88/1er-r-pertoire/17-expo-Niort-2012.jpg" alt="17-expo-Niort-2012.jpg" class="noAlign">&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;<img height="194" width="146" src="http://img.over-blog.com/225x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/11-expo-Niort-2012.jpg" alt="11 expo Niort 2012" class="noAlign">&nbsp;&nbsp; <img height="197"
    width="138" src="http://img.over-blog.com/203x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/FOTO-S-despaux-prints_Pagina_013-2-.jpg" alt="FOTO-S-despaux-prints Pagina 013[2]" class="noAlign">
  </p>
  <p>
    LES DESSINS
  </p>
  <p>
    Certains ont choisi de s'exprimer par le dessin. Ceux-ci sont l'écho des camps, l'écho des combats menés par des hommes et des femmes contre le nazisme au sein même des camps. Ils redonnent à
    leurs auteurs, mais également aux autres détenus, leur dignité, leur identité, constituant de fait une victoire sur la volonté des nazis de réduire les déportés au néant.
  </p>
  <p>
    Chacun de ces dessins est en lui même un acte de résistance. Dessiner était formellement interdit dans les camps sous peine de mort. Les artistes devaient se procurer clandestinement des petits
    bouts de crayon et du papier (morceaux de sacs de ciments, bouts de carton, reliquats de papier photographique...), les ramassant en cachette dans le camp ou en les dérobant à l'intérieur des
    ateliers de travail, trés souvent avec la complicité de camarades. Il leur fallut ensuite par des trésors d'ingéniosité conserver&nbsp;et protéger&nbsp;ces oeuvres, parfois en les faisant sortir
    des camps,&nbsp;puis les sauver au moment de la libération des camps, alors que beaucoup se voyaient jetés sur les&nbsp;routes de la mort.
  </p>
  <p>
    Dotés d'une force de témoignage incomparable, certains de ces dessins furent présentés comme preuves lors des procés d'aprés guerre. Ce fut en particulier le cas des dessins de Violette Rougier
    Le Cocq&nbsp;pour le camp de Ravensbruck, présentés au procés de Hamburg. &nbsp; <img height="300" width="225" src=
    "http://img.over-blog.com/225x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/15-expo-Niort-2012.jpg" alt="15 expo Niort 2012" class="CtreTexte">
  </p>
  <p>
    A RAVENSBRUCK, L'HUMOUR &nbsp;RESISTANT
  </p>
  <p>
    Enfin, cette exposition fait une place de choix, et ceci à juste titre à Germaine Tillion et à son opérette " <strong><em>Le Verfügbar aux enfers</em></strong> " . Ethnologue, résistante dans le
    réseau du Musée de l'Homme, Germaine Tillion est arrêtée&nbsp; puis déportée en octobre 1943 dans le camp de Ravensbrück. En cachette, et avec la complicité de ses camarades, elle&nbsp;rédige un
    texte bardé d'humour et de dérision qui accompagnera une vingtaine d'airs populaires&nbsp;et lyriques. Acte de résistance par excellence, la création de cette oeuvre originale et
    vraisemblablement unique dans l'histoire des camps permit à Germaine Tillion, et aux camarades qui partagèrent avec elle cette expérience tragique, de&nbsp;survivre non sans douleur&nbsp;dans cet
    univers dantesque. Pour elles, rire et souffrir signifiaient aussi qu'elles étaient toujours en vie.&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="230" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x230/2/46/38/88/1er-r-pertoire/16-expo-Niort-2012.jpg" alt="16 expo Niort 2012" class="CtreTexte">
  </p>
  <p>
    Projection de l'opérette de Germaine Tillion&nbsp;filmée lors d'une représentation&nbsp;sur le site du camp de Ravensbruck à l'occasion du 65ème anniversaire de la libération du camp.
  </p>
  <p>
    Article rédigé à partir des textes&nbsp;de&nbsp;Jane Debenest&nbsp;pour l'exposition&nbsp;" <em><strong>Résister dans les camps</strong> <strong>nazis</strong></em> ". Photographies: Michel
    Claverie
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 22:00:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">5c2b15f1a4de8d1de6c689e9e5f36b79</guid>
                <category>Mémoire</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-resister-dans-les-camps-98846841-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[27 janvier, Journée internationale en mémoire des victimes de l'Holocauste]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-27-janvier-journee-internationale-en-memoire-des-victimes-de-l-holocauste-97762071.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    Adoptée le 1er novembre 2005, la résolution n° 60/7 de l'ONU a fixé au 27 janvier, la <strong>Journée internationale en mémoire des victimes de l'Holocauste</strong>, cette date célébrant la
    libération en 1945 du Camp d'Auschwitz-Birkenau. &nbsp; <img height="315" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x315/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Luciole-de-Birkenau--2009-.jpg" alt=
    "Luciole de Birkenau (2009)" class="CtreTexte">
  </p>
  <p>
    (Contre l'oubli&nbsp;à Birkenau - Photo MC 2009)
  </p>
  <p>
    " <em>Les hommes doivent s'aligner à part, les femmes à part. Ce réglement est tombé sur nous comme la foudre. Maintenant que chacun est arrivé à la dernière étape, que nous sommes arrivés au
    bout de la route, on nous ordonne de nous séparer, de couper ce qui est indissolublement lié. Personne ne bouge car personne ne peut croire en ce qui est impossible à croire. Il est impossible
    que le non réel devienne réalité, qu'il devienne un fait. (...) On sentait que maintenant arrivait le moment culminant, le moment où il fallait se consoler l'un l'autre et se donner du
    courage</em> ".&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Zalmen Gradowski&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="391" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x391/2/46/38/88/1er-r-pertoire/118---Feuillet-ONU.jpg" alt="118 - Feuillet ONU" class="CtreTexte">
  </p>
  <p>
    <strong>2008</strong>: feuillet édité par l'ONU à l'occasion de la Journée internationale du souvenir des victimes de l'Holocauste.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Mon, 23 Jan 2012 23:18:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a139f55a1c76b8be3a649939572c1976</guid>
                <category>Actualité</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-27-janvier-journee-internationale-en-memoire-des-victimes-de-l-holocauste-97762071-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Sois déportée... et témoigne !]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-sois-deportee-et-temoigne-96127606.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img height="300" width="185" src="http://img.over-blog.com/185x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/couverture-savoir-deporte.jpg" alt="couverture savoir déporté" class="GcheTexte">&nbsp;" <em>On
    attend de nous, on exige de nous de témoigner "avant qu'il ne soit trop tard". Quel savoir est espéré là, quel aveu sur nos lits de morts, de quel secret de famille ? Où pourront mener toutes ces
    écoutes de survivants par des gens un peu ou beaucoup trop psy-formés, ou psy-informés ? A des clips je le crains, dont joueront, jouiront, les générations futures. Car toute pédagogie de
    l'horreur ne peut éviter de pousser à produire de la jouissance. Et ne faudrait-il pas aux trois métiers impossibles désignés par Freud - éduquer, gouverner, psychanalyser - ajouter ce quatrième:
    témoigner ? Ici je dois préciser le particulier de ma position. Il n'y a en France guère d'anciens déportés devenus psychanalystes. Ou alors ils ne se font pas connaître comme tels. Un peu plus
    nombreux sont ceux et celles qui ont connu l'internement et le ghetto encore enfants. De chez Lacan, je pense être la seule. Parmi mes camarades déportés également, ma position est particulière,
    surtout en ceci: une des rares à avoir retrouvé au retour mes deux parents non déportés et vivants - des parents suffisament freudiens pour pouvoir entendre tout, je dis tout, de ce que j'avais à
    raconter. Ré-émerger de ça, des camps, de leur avoir tout dit, a pris de longues années de psychanalyse. Mais c'est aussi cela - et ma chance au camp même, mon relativement peu de déportation par
    rapport à d'autres - qui a rendu possible le devenir analyste malgré/à cause du camp. Ne pas pouvoir en parler, du fait de ne pas être entendue, ça, je l'ai connu seulement bien plus tard, et,
    hélas, surtout dans la communauté psychanalytique. Il fallait donner ces précisions car toute élaboration de l'extérieur blesse souvent d'autres camarades. Nous est en général insupportable ce
    qui s'élabore à partir de notre viande, en histoire, en psychanalyse, en philo, en politique et même parfois dans les différents regroupements de survivants. Ce n'est forcément jamais "ça". Shoah
    m'a délivrée du sentiment d'impuissance - et parfois d'obsénité - d'avoir à témoigner à travers ma petite histoire particulière. Il m'en a au contraire, paradoxalement, donné le droit: car ce
    film, où on ne voit aucune horreur, aucun document d'archives, représente pourtant ce fond de tableau sur lequel toutes nos histoires individuelles sont inscrites, ce là-bas que nous revoyons,
    resentons quand nous parlons, un par un, une par une ".</em>
  </p>
  <p>
    Anne Lise Stern eut à subir une triple peine. Tout d'abord elle connut la fuite de l'Allemagne en cours de nazification parce que son père était un élu socio-démocrate (1933). Ensuite ce fut pour
    elle en milieu scolaire français une insupportable stigmatisation en tant qu'allemande, malgré la qualité indiscutable de sa scolarité. Enfin, ce fut sur dénonciation car juive qu'elle fut
    arrétée à Paris le 1er avril 1944. Incarcérée dans le camp de transit de Drancy jusqu'au 13 avril, elle atteint le camp d'Auschwitz par le convoi n° 71 deux jours plus tard. Elle connaitra deux
    autres camps: Bergen Belsen et Theresienstadt.
  </p>
  <p>
    A son retour, elle choisit la psychanalyse comme source de compréhension du monde et de sa propre trajectoire. Rassemblant dans un même ouvrage, analyses personnelles, fragments de souvenirs et
    transcriptions d'expériences professionnelles, elle nous dévoile les fondations, les rouages intimes d'une compétence invisible, et d'un savoir inconscient, celui de <em>déporté</em>.&nbsp;En
    traversant avec elle le miroir du témoignage, ce livre nous autorise une approche inédite du vécu du rescapé, ses doutes, ses frustrations, ses défits, ses faillites. Face à la pathologie de
    l'Histoire, la thérapeutique de la mémoire : " Chaque sujet-déporté, réellement témoigne de ça, de cette loque qu'il a été, qu'ont été les autres autour de lui, qu'il était destiné à devenir. Le
    savoir-déporté, c'est ça, savoir sur le déchet, la loque. mais quand il en parle, en témoigne, loque il ne l'est plus".
  </p>
  <p>
    " <strong>Le Savoir-déporté - camps, histoire, psychanalyse</strong> " - Anne lise Stern - Editions du Seuil (2004)
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 04 Jan 2012 11:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">acbf12090d171375dbab8ddf2e34c567</guid>
                <category>Mémoire</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-sois-deportee-et-temoigne-96127606-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Avec la LICRA, la mémoire de demain...]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-avec-la-licra-la-memoire-de-demain-89052588.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;A l'occasion d'une exposition présentée à Bergerac le 4 novembre 2011 consacrée au regard des jeunes sur la Déportation, Madame Betty Wieder, présidente de la section Dordogne de la LICRA
    répond à un interview de la radio Canal Pourpre. Un entretien convaincant quant à l'engagement de la LICRA auprés des jeunes générations comme des institutions telles que la police et la
    gendarmerie, voire même&nbsp;du milieu sportif, afin de donner à tous les moyens de prévenir, identifier et dénoncer les comportements racistes.
  </p>
  <p>
    Sur le thème propre de la transmission de la mémoire de la Déportation, vous découvrirez l'implication des jeunes générations vis-à-vis du role qui leur incombe dés lors qu'elles ont accepté et
    intégré dans leur vie citoyenne, les leçons du passé. Pour un résultat aussi décisif, Betty Wieder rappelle que&nbsp;rien ne peut remplacer la&nbsp;visite des camps, et que&nbsp;sur les lieux
    même des exactions nazies, ces jeunes, comme chaque visiteur,&nbsp;ont rendez vous avec l'Histoire. Cette implication réussie est encourageante, et devrait faire réfléchir un certain nombre
    d'associations mémorielles sur l'avenir qui leur est réservée si elles s'obstinent à cultiver l'exclusion sous prétexte d'une légitimité historique que leurs responsables par les options choisies
    rendent dorénavant contestable. Madame Wieder ici reprend les mots clés qui devraient sans cesse guider nos pas, défendant l'idée d'un travail de mémoire pluriel, éclairé et indépendant. L'espoir
    de "construire" sur ces bases une citoyenneté contemporaine vigilante et tolérante.&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div>
      <object type="application/x-shockwave-flash" data="http://www.youtube.com/v/L0OM1-vrnP8" height="350" width="425">
        <param name="data" value="http://www.youtube.com/v/L0OM1-vrnP8">
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        <param name="src" value="http://www.youtube.com/v/L0OM1-vrnP8">
      </object>
    </div>
  </div>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 18 Nov 2011 16:20:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">df2b7591ff8b24f4374101dd4a0b1cfe</guid>
                <category>Actualité</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-avec-la-licra-la-memoire-de-demain-89052588-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[La naissance de NOTRE COMBAT.]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-la-naissance-de-notre-combat-87612409.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img height="217" width="151" src="http://img.over-blog.com/193x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Couverture-livre-Notre-combat.jpg" alt="Couverture livre Notre combat" class="GcheTexte"><span style=
    "color: #ffffff; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 11pt;"><em><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;;">"&nbsp;Quelle ne fut pas ma
    stupeur lorsque ma fille me posa dans les mains le livre d'Adolf Hitler, Mein Kampf, trouvé dans une cave. Comment était-il arrivé là et pourquoi ? Mon corps se mit à trembler, à brûler. Comme si
    ma vie soudain basculait. ces écrits avaient engendré de tels massacres ! Un sentiment de rage m'envahit. Pourquoi tous ces morts ? Simplement parce qu'ils étaient différents ? Aujourd'hui
    encore, des peuples dans le monde subissent la même injustice ! De quel droit la volonté d'un seul peut-elle suffire à mettre en oeuvre sa cruauté et faire exécuter tant d'innocents
    ?</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ffffff;"><em><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 11pt;">Mon sommeil en fut perturbé pendant plusieurs semaines, je ne parvenais
    plus à trouver le repos, hantée par toutes ces interrogations. Il fallait un apaisement à mon désarroi. comment transformer le livre, le détourner de son horreur ? Il m'était impossible de le
    lire, de le donner, de le détruire. Comment faire ? comment le faire taire ? Mon esprit torturé cherchait, ne cessait de questionner.</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ffffff;"><em><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 11pt;">Un soir je vis des extraits du film de Claude Lanzmann, Shoah. Le récit des
    rescapés me bouleversa, et dans la nuit, réveillée en sursaut, des phrases surgirent comme par magie. Je saisis le livre, le regardai, le scrutai. Une idée me traversa l'esprit: et si je
    détachais l'une de ces pages pour y exprimer ma colère, répondre, résister ? Je saisis alors un gros marqueur rouge et décidai de m'en prendre à l'ouvrage. Je dessinai rapidement la tête d'une
    femme hurlant - elle s'appellerait Aile. La signature qui porterait sur ces pages la marque de mon geste était trouvée.</span></em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #ffffff;"><em><span style="font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 11pt;">J'en ai éprouvé un tel plaisir que j'ai continué sur une trentaine de
    pages. Je les recouvrais de mots, de mes dessins, de mes peintures, les découpais... j'exultais. Je voulais en finir avec le livre et le maculer jusqu'à sa dernière page. C'est alors que j'ai
    pensé aux autres. Pourquoi ne pas partager ce que j'étais en train de vivre</span></em></span><span style=
    "color: black; font-family: &quot;Arial&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 11pt;"><span style="color: #ffffff;">..."</span></span>
  </p>
  <p>
    Linda ELLIA.
  </p>
  <p>
    ....c'est alors que <em>Notre combat</em> est né.
  </p>
  <p>
    <img height="401" width="266" src="http://img.over-blog.com/187x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Notre-combat---oeuvre-de-VMG.jpg" alt="Notre combat - oeuvre de VMG" class=
    "noAlign">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img height="401" width="276" src="http://img.over-blog.com/194x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Notre-combat---oeuvre-de-Stel.jpg" alt=
    "Notre combat - oeuvre de Stel" class="noAlign">&nbsp;
  </p>
  <p>
    Ci dessus: oeuvre de VMG et celle de STEL.
  </p>
  <h3>
    <em><strong>Notre combat</strong></em> de Linda ELLIA (Préface de Simone Veil) - Editions du Seuil (2007) - ISBN: 978-2-02-096218-6
  </h3>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 30 Oct 2011 20:10:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fef38b3ff11259ee84ac886fc17e50f8</guid>
                <category>Art et mémoire</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-la-naissance-de-notre-combat-87612409-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A Belzec, Chelmno, Sobibor, Treblinka, la mort pour seul horizon.]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-a-belzec-chelmno-sobibor-treblinka-la-mort-pour-seul-horizon-85898793.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">L’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933 lui donne la possibilité d’appliquer dans son intégralité les thèses
    fondatrices de son programme politique. Les dispositions sont donc prises pour la mise en œuvre immédiate de l’idéologie national socialiste adossée à trois points&nbsp;: tout d’abord la notion
    de peuple élu dans les veines duquel coule le <i>sang aryen</i>, ensuite la nécessité d’offrir au peuple allemand les territoires indispensables à son développement, enfin l’impériosité de
    liquider les races jugées inférieures, en premier lieu la «&nbsp;race juive&nbsp;». D’emblée, la persécution démarre. La discrimination institutionnelle se conjuguant avec la privation des droits
    individuels élémentaires, l’exclusion des juifs de la communauté allemande se finalise, et étendue aux territoires militairement vaincus, elle laisse poindre en filigrane l’idée de leur
    extermination physique et définitive.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">C’est en mars 1941 que le premier pas est franchi, lorsqu’Hitler lance sur les populations juives des
    territoires envahis à l’Est les <i>Einsatzgruppen</i>, ces unités spéciales <i>SS</i> chargées de supprimer «&nbsp;les individus possiblement dangereux&nbsp;». Jusqu’en juillet, seuls les hommes
    sont victimes de ces assassinats de masse, accusés d’être communistes ou désignés comme juifs, y compris par certaines communautés civiles promptes à adhérer à la politique du bouc émissaire de
    leur vainqueur. Mais à partir de cette période, sur l’injonction d’Himmler,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> les femmes et les enfants sont soumis aux mêmes tueries. Restait à régler
    le cas des Juifs présents dans les autres territoires du Reich. C’est au cours du second semestre 1941 que la décision est prise de construire de véritables centres de mise à mort en Pologne. Les
    tragiques noms de Belzec, Chelmno, Sobibor et Treblinka font ainsi leur entrée dans l’histoire des hommes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <img height="136" width="220" src="http://img.over-blog.com/300x208/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Chelmno-Gas-Van---date-non-connue--avant-1945.jpg" alt="Chelmno Gas Van - date non connue avant 1945"
    class="GcheTexte"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Chelmno sur Ner</span></strong><span style=
    "font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">, devenu Kulmhof pendant l’occupation allemande, est un village de l’ouest de la Pologne. Le camp qui y est installé est
    alors le premier où les nazis tuent par gazage. Les opérations d’extermination massive des populations juives débutent dans le camp le 8 décembre 1941, alors que son commandant est un certain
    Herbert Lange, connu pour les exactions ignobles du programme d’euthanasie «&nbsp;T4&nbsp;» contre les personnes handicapées.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Le camp est en fait
    installé dans un château du village, transformé en étape intermédiaire entre le transport par train et l’exécution au gaz. Après y avoir été dépouillées de toutes leurs affaires personnelles, et
    après s’être déshabillées, les victimes prennent le chemin de fausses douches pour se retrouver entassées dans la partie arrière d’un camion aménagé en chambre à gaz roulante. Après quelques
    kilomètres de route, les gaz d’échappement du véhicule provoquent l’asphyxie. Il ne reste plus au chauffeur qu’à rejoindre la forêt de Rzuchow où les 50 à 70 cadavres<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> sont enfouis dans des fosses communes. Les juifs assassinés à Chelmno viennent de la région polonaise du Warthegau, d’Allemagne, d’Autriche, et de
    Tchécoslovaquie. En 1942, Yaakov Grojanowski réussit à s’évader et rapporte par son témoignage aux responsables juifs du ghetto de Varsovie le récit de ces terribles évènements. Ces informations
    parviendront dés juin 1942 aux autorités de Londres.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Entre septembre 1944<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> janvier 1945, la mission de faire disparaître toute trace du camp fut confiée à un kommando spécial, missionné pour déterrer les corps des victimes et les
    brûler.</span> &nbsp; <img height="300" width="220" src="http://img.over-blog.com/220x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Une-pierre-a-Belzec-HP-1200.jpg" alt="Une pierre à Belzec HP 1200" class=
    "CtreTexte">
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Dans le village de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Belzec</strong>, au sud-est de la Pologne,
    s’installe en 1940 le centre de commandement d’un ensemble de camps de travail dont les prisonniers, essentiellement <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>juifs, édifient des défenses
    antichars. Au bout d’une année environ, les travaux s’achèvent et le réseau est démantelé. Mais<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> la présence<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> conjointe d’une très forte population juive à proximité de structures ferroviaires performantes laisse augurer aux autorités<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <i>SS</i><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> quelques facilités à l’application sur le terrain du concept de centre de mise à mort. Le 1<sup>er</sup>
    novembre 1941, la construction du camp d’extermination de Belzec est lancée, pour voir arriver le 17 mars 1942 les premiers transports en provenance des ghettos de Lvov et de Lublin. A la tête du
    camp est nommé le commissaire de police Christian Wirth<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> qui perfectionne les installations à partir de sa propre expérience dans les programmes
    d’euthanasie. Les trois premières chambres à gaz opérant entre mars et mai sont plutôt rudimentaires. Leurs murs sont constitués par une double épaisseur de bois enserrant une quantité
    conséquente de sable. A partir du mois de juin 1942, par soucis de performance, 6 nouvelles chambres à gaz sont érigées, cette fois en pierre et en béton. A Belzec, aucune sélection n’est
    effectuée. Il n’y a pas d’autre issue que la mort, provoquée par inhalation des gaz d’échappement d’un moteur de 250 cv tournant à l’extérieur des chambres à gaz. Les déportations vers Belzec
    s’arrêteront en décembre 1942. Durant le premier trimestre 1943, les corps des victimes furent exhumés et jetés dans des buchers à ciel ouvert, dans l’objectif secondaire de dissimuler les
    exactions. Les infrastructures furent détruites, les cendres à nouveau ensevelies dans un mélange de sable et de terre.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Le camp disparaîtra et sur
    son emplacement, une ferme sera construite.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Le camp de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Sobibor</strong> identifié sous le nom officiel
    <i>SS–Sonderkommando Sobibor</i> est le second <img height="300" width="209" src="http://img.over-blog.com/209x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Memorial-Sobibor-HP-600.jpg" alt=
    "Mémorial Sobibor HP 600" class="DrteTexte">camp après Belzec, et avant Treblinka, à être construit dans le cadre du processus d’extermination des juifs dépendant du Gouvernement général de
    Pologne, connu sous le nom d’<i>Action Reinhardt</i>. Si une grande majorité des victimes juives est originaire de l’Est de la Pologne, en particulier du secteur de Lublin, il est important de
    constater que nombreuses sont celles provenant des territoires occupés dont la France, la Belgique et les Pays Bas. Démarrées en mai 1942, les exécutions par gazage s’achèvent avec le soulèvement
    de la résistance intérieure du camp le 14 octobre 1943. En effet, Himmler ayant décidé la transformation de Sobibor en camp de concentration avec la création d’un kommando de transformation des
    munitions ennemies, nombreux furent les déportés à craindre d’être considérés que des témoins gênants. Organisée autour de Léon Feldhendler et Alexander Pechersky, la résistance prépara un
    soulèvement finalement meurtrier. Beaucoup périrent dans les champs de mines qui sur une quinzaine de mètres de largeur entouraient le camp, et beaucoup d’autres furent repris et assassinés en
    représailles par les SS dans les semaines suivantes. Cet épisode solda le cas de Sobibor.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <img height="300" width="202" src="http://img.over-blog.com/202x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Carte-premier-jour-memorial-Treblinka-HP-1200.jpg" alt=
    "Carte premier jour mémorial Treblinka HP 1200" class="GcheTexte"><span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Situé dans le district de Varsovie, le centre
    d’extermination de <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;">Treblinka</strong> est installé à un kilomètre et demi environ du camp de travail initial portant le même nom. Si ce dernier ouvre
    en novembre 1941, le camp de la mort rentre en fonction le 23 juillet 1942. A sa tête, un autre grand spécialiste des euthanasies, le Dr Irmfried Eberl. Dans la zone d’extermination, sont
    implantées initialement 3 chambres à gaz alimentées par un moteur diesel. Mais face à l’ampleur des objectifs, un véritable complexe sort de terre en cinq semaines comportant 10 nouvelles
    chambres à gaz susceptibles d’exterminer 4&nbsp;000 personnes par jour en fonctionnant ensemble à plein régime. Comme dans les trois autres camps, il est impératif de masquer les exactions
    perpétrées dans son périmètre. Ainsi de nombreux branchages imbriqués dans les barbelés obstruent la vue. A l’intérieur, il faut également éviter toute panique, et pour cela, la tromperie est la
    règle. Comme lorsque les bourreaux désignent les douches à leurs victimes alors qu’ils les envoient à la mort par gazage.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> C’est à partir de mars 1943
    que va être lancée l’idée du<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> démantèlement progressif du camp. Précédant la révolte du camp de Sobibor, des déportés conscients du risque de leur
    <span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>élimination générale se décident à agir. Le soulèvement d’environ 700 déportés a lieu le 2 août 1943. Une soixantaine d’entre eux seulement
    parviendront à s’échapper. Cet épisode précipitera les procédures d’effacement des crimes. Les deux derniers transports arriveront à Treblinka les 18 et 19 aout 1943.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Les forces soviétiques ne découvriront le site qu’en juillet 1944. Ici aussi, une ferme sera installée pour détourner l’attention des libérateurs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Même si le décompte final des victimes englouties dans ces quatre centres d’extermination reste au stade de
    l’estimation, les historiens et les chercheurs au fil de leurs enquêtes situent le nombre de disparus à des niveaux<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> terrifiants. Les chiffres sont
    les suivants. Le nombre de victimes pour le camp de Belzec est évalué entre 500&nbsp;000<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et 600&nbsp;000, dont 400&nbsp;000 juifs au moins. Pour le
    camp de Chelmno, le nombre s’élèverait à 300&nbsp;000, pour Sobibor à 250&nbsp;000, la plupart juives, et pour Treblinka, le nombre total dépasserait les 900&nbsp;000 victimes. En revanche, il
    n’existe pas de données numériques fiables concernant la population tzigane déportée dans ces centres. Pour Chelmno seulement, il est possible d’avancer le chiffre minimum de 5&nbsp;000 Sintis et
    Roma assassinés dans les chambres à gaz.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 05 Oct 2011 12:30:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">90c19f69fd7d8097a7cdfc79d08bc1de</guid>
                <category>Philatélie et mémoire</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-a-belzec-chelmno-sobibor-treblinka-la-mort-pour-seul-horizon-85898793-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[New York: 10ème anniversaire du 11/9]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-new-york-10eme-anniversaire-du-11-9-83981306.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    " La mémoire est le meilleur appareil photo qui soit "&nbsp; Kevin Spacey
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="500" width="411" src="http://img.over-blog.com/411x500/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Couleurs-etoilees.jpg" alt="Couleurs étoilées" class="CtreTexte">&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="330" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x330/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Crepuscule-sur-Manhattan.jpg" alt="Crépuscule sur Manhattan" class="CtreTexte">&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="348" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x348/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Footing-sur-Brooklyn-bridge.jpg" alt="Footing sur Brooklyn bridge" class="CtreTexte">&nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="334" width="500" src="http://img.over-blog.com/500x334/2/46/38/88/1er-r-pertoire/La-Liberte-regardant-les-Twins.jpg" alt="La Liberté regardant les Twins" class="CtreTexte">&nbsp;
  </p>
  <p>
    <img height="500" width="375" src="http://img.over-blog.com/375x500/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Portrait-des-Twins.jpg" alt="Portrait des Twins" class="CtreTexte">
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 11 Sep 2011 20:03:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2a7f8d97f305c409ffd7e2b132678408</guid>
                <category>World trade center</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-new-york-10eme-anniversaire-du-11-9-83981306-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Philatélie et mémoriaux de la Déportation]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-philatelie-et-memoriaux-de-la-deportation-78730351.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img height="199" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x199/2/46/38/88/MMD-au-pied-de-Notre-Dame---ph351-056---Phovoir-images.jpg" alt=
    "MMD-au-pied-de-Notre-Dame---ph351-056---Phovoir-images.jpg" class="GcheTexte"><span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Etrave immobile d’un navire sans
    port, le Mémorial des Martyrs de la Déportation à Paris demeure invisible à l’œil du piéton vagabond. Et malgré tous les efforts du monde, qu’il l’observe de la rive d’en face, ou qu’il la scrute
    à chaque enjambement de la Seine, rien d’autre sur l’Ile de la Cité ne semble battre que le chœur de Notre-Dame. Pourtant, s’il persévère et s’il s’obstine, il découvrira par lui-même le secret.
    L’Ile de la Cité a non seulement un cœur, mais aussi… de la mémoire&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Quittant en direction de l’Est le parvis de la mythique cathédrale, le visiteur profite sur son chemin d’une
    ultime halte verdoyante,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> dernière station pour saluer au loin la ville qui grouille, et respire. Soumis à la platitude du promontoire îlien, il ne
    s’imagine pas traverser un pont. Parce qu’en effet, le square de l’Ile de France fait office de pont&nbsp;! Un pont entre agitation et recueillement. Entre insouciance et conscience.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img height="271" width="175" src="http://img.over-blog.com/196x300/2/46/38/88/Timbre-crypte-des-d-port-s-pour-blog.jpg" alt="Timbre-crypte-des-d-port-s-pour-blog.jpg" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Pour le visiteur, le choc est à la hauteur du contraste. Faisant table rase de la verdure, une minéralité
    horizontale projette jusqu’à la verticale de l’eau un bunker plan et déprimé. S’il s’était agi d’un tombeau, que le repos devait y être aisé à trouver dans les entrailles figées d’un tel
    mausolée&nbsp;! Mais voici que surgissent deux escaliers enserrés entre leurs falaises de béton, qui sans ménagement ni préliminaire, débarquent le visiteur tenace sur un triangle pavé et
    silencieux. En récompense, une lame de ciel bleu azur au dessus de la tête&nbsp;!</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Dorénavant, plus personne ne peut s’enfuir, ni même espérer. Les murs sont trop hauts, le soupirail trop bas,
    interdit par une herse aigue et menaçante. Même le bleu du ciel ne parvient plus à trouver son double sur le miroir de la Seine fuyante. Le visiteur devenu lui même prisonnier étouffe, écrasé,
    oppressé par l’absence d’horizon. Il n’y a aucun avenir possible ici.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Alors perdu pour perdu, il ne lui reste plus qu’à plonger dans la crypte et se confier à la nuit. Il ne peut
    plus avoir peur, car il est la peur. La peur de ne plus exister pour personne. La peur du néant. La peur de l’oubli. Dans la pénombre de la crypte, il cherche à présent son souffle, son refuge.
    Là personne pour hurler dans son dos. Pas de chiens assassins. Pas de schlague.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Et soudain, comme par miracle, à la lumière renaissante sur la rétine assagie, il se découvre autre, seul au
    milieu de la multitude, ou multiple au milieu de la solitude. L’obscurité n’était donc qu’un leurre, une carapace contre l’oubli, l’assurance de la sauvegarde des preuves. Qui viendra jusque là
    en aura la certitude. Ces murailles, ces pierres, ces lames, ces marches, ces cendres, ce silence, rien de tout cela n’est vide de sens. Tout attise une flamme qui jamais ne s’éteindra, la flamme
    d’une mémoire universelle, la seule qui permette au visiteur de retourner enfin et en paix, à la lumière de la ville et de la vie.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;"><img height="187" width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x187/2/46/38/88/Inauguration-crypte-des-d-port-s-par-De-Gaulle.jpg" alt="Inauguration-crypte-des-d-port-s-par-De-Gaulle.jpg" class="CtreTexte"></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">En 1953, le Réseau du Souvenir se voit confier par les associations et les fédérations nationales de déportés
    l’édification dans la capitale d’un monument commémorant le souvenir des français déportés dans les camps nazis entre 1941 et 1944, quel que soit le motif de leur déportation.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Le projet qui emporta la décision finale fut celui de Georges-Henri Pingusson (1894-1978), une figure du mouvement architectural moderne au même titre que Le
    Corbusier.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Le Mémorial des Martyrs de la Déportation est situé dans le 4<sup>e</sup> arrondissement de Paris, à la pointe
    Est de l’Ile de la Cité. Il fut inauguré par le Général de Gaulle le 12 avril 1962, et classé monument historique dans sa totalité par arrêté le 23 novembre 2007.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Lieu de recueillement tout autant qu’instrument pédagogique, il offre à la mémoire collective et individuelle un
    outil intemporel pour comprendre le passé, et préparer l’avenir. Symboliquement, deux cent mille bâtonnets de verre rappellent aux visiteurs le nombre de victimes. Le Mémorial abrite également
    les cendres d’un déporté inconnu provenant du camp du Struthof, seul camp de concentration situé sur le territoire français.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Partageant avec eux, prés de 40 années plus tôt, le choix du parcours initiatique comme support du travail de
    mémoire, le Mémorial des Martyrs de la Déportation préfigurait alors le Mémorial de l’Holocauste de Peter Eisenman (Berlin, 2005) et le Mémorial à l’abolition de l’esclavage de Krzysztof Wodiczko
    (Nantes, 2011).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;"><img height="300" width="204" src=
    "http://img.over-blog.com/204x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Carte-maximum-struthof-HP-1200.jpg" alt="Carte maximum struthof HP 1200" class="GcheTexte">C’est également dans les années 1950 que la
    Commission nationale des Déportés, Internés et Résistants engage officiellement les premières réflexions sur un projet de mémorial sur le site du seul camp de concentration établi en territoire
    français, le <em style="mso-bidi-font-style: normal;">KL – Natzweiler</em> construit au lieu dit «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal;">Struthof</em>&nbsp;».<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Chronologiquement, le site du camp est classé monument historique en 1950, celui de la chambre à gaz un an plus tard. En 1953 puis 1954 plusieurs commissions se
    structurent pour développer le projet. Bertrand Monnet, alors architecte en chef des monuments historiques prend à son compte celui du monument proprement dit. C’est Lucien Fenaux qui conçoit le
    monument symbolisant une flamme immense montant vers le ciel et enveloppant le corps décharné d’un déporté. Le Général de gaulle inaugure ce <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Mémorial aux
    martyrs et héros de la Déportation</em> le 23 juillet 1960.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">En 2005, Jacques Chirac, président de la république, inaugurera à proximité du site historique, le <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Centre Européen du Résistant Déporté</em> (CERP), aboutissement d’un long parcours mémoriel entamé dés 1945 par les survivants eux-mêmes, à la hauteur des
    souffrances endurées et du message d’information et de vigilance voulu par ces derniers. Le camp du <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Struthof</em> ouvrit ses portes le 1<sup>er</sup> mai
    1941. Si le camp principal se situait en France, il fut en réalité au cœur d’un réseau de prés de 70 annexes fixées de <span style="color: #ffffff;">par et d’autre</span> du Rhin. Le nombre de
    déportés au KL – Natzweiler est estimé à 52&nbsp;000, le nombre de victimes à 22&nbsp;000.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">&nbsp;</span> <img height="275" width="214" src=
    "http://img.over-blog.com/235x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Luxembourg-croix-de-Hinzert-HP-1200.jpg" alt="Luxembourg croix de Hinzert HP 1200" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">D’autres mémoriaux à travers le monde ont alimenté la création philatélique. En Europe par exemple, a été érigé
    à Luxembourg un Monument en mémoire des héros de la Résistance et des victimes de la Déportation. Ce mémorial à l’origine (1946) se résume à l’édification d’une croix dite de Hinzert, fabriquée à
    partir de matériaux provenant du camp de concentration luxembourgeois du même nom et proche de Trèves (1938 à 45) , d’où furent exhumés les corps de 78 résistants luxembourgeois. En 1969, un
    premier aménagement complémentaire lui confère le titre de <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Monument de la Déportation</em>, pour finalement devenir le <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">Monument National de la Résistance et de la Déportation</em> avec l’adjonction du <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Prisonnier politique</em>, bronze de
    Lucien Wercollier (1908-2002), lui-même résistant luxembourgeois incarcéré à Hinzert.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <img height="219" width="165" src="http://img.over-blog.com/217x300/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Uruguay-memorial-de-l-holocauste-HP-1200.jpg" alt="Uruguay mémorial de l'holocauste HP 1200" class=
    "CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style=
    "font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt; mso-fareast-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-bidi-font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    Loin du continent européen, le Président uruguayen Louis Alberto Lacalle fit encadrer par la loi l’installation d’un Mémorial de l’Holocauste à Montevideo. Le peuple juif y est symbolisé par un
    mur de 120 mètres de longueur qui malgré la brèche et le chaos de l’Holocauste poursuit son chemin<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> vers la lumière et l’espoir.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 06 Jul 2011 14:29:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9298cc0010292ca391baf869bda1eb9e</guid>
                <category>Philatélie et mémoire</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-philatelie-et-memoriaux-de-la-deportation-78730351-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Aucune excuse pour Lars Von Trier]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-aucune-excuse-pour-lars-von-trier-74145317.html</link>        <description><![CDATA[<div>
    <h2 class="uiHeaderTitle" style="text-align: justify;">
      <span style="font-size: 12pt;">Nous reprenons la dépêche publiée par l'AFP Cannes ce jour sur les propos de Lars Von Trier. Ramené dans les clous par une direction du festival intransigeante
      vis-à-vis de telles paroles, Mr Lars Von Trier a fini par présenter ses excuses... Sans blague ! Parce que des excuses aprés avoir achevé une conférence de presse&nbsp;en affirmant "I'm a
      nazi", face&nbsp;aux médias&nbsp;internationaux, et en toute connaissance de cause, aurait un sens...! Au mot écrit sur&nbsp;le poing de l'intéressé, nous savons à quoi nous en
      tenir...</span><span style="font-size: 12pt;"><img width="300" src="http://img.over-blog.com/300x150/2/46/38/88/1er-r-pertoire/1523975_3_b884_le-realisateur-danois-lars-von-trier-qui.jpg" alt=
      "1523975 3 b884 le-realisateur-danois-lars-von-trier-qui" height="150" class="CtreTexte"></span>
    </h2>
  </div>
  ]]></description>
        <pubDate>Wed, 18 May 2011 23:20:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a7cb21cb4ec146b25c75f948f9b9ccb1</guid>
                <category>Actualité</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-aucune-excuse-pour-lars-von-trier-74145317-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les moissons de Majdanek]]></title>
        <link>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-les-moissons-de-majdanek-72568368.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;"><span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;;"><img height="164" width="300" src=
    "http://img.over-blog.com/300x164/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Majdanek-memorial-et-rotonde-HP-1200.jpg" alt="Majdanek mémorial et rotonde HP 1200" class="CtreTexte"></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;"><span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;;">«&nbsp;<em>Avec les mots tombés du nid qui
    n’ont pas connu les plaines du vent, qui se sont détachés, desséchés au container glacé du temps, je tresserai un lit de fleurs pour vous, mes aïeux, mes ancêtres, vous que je porte en moi sans
    cesse et sans cesse pesant dans mon sang, je vous ferai un lit de fleurs pour embaumer vos cendres perdues à tout jamais&nbsp;</em>»</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: center; margin: 0cm 0cm 10pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;;">Olga Charlotte Auber, enfant cachée et poète&nbsp;- 2 novembre 2009 – Camp de Majdanek</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">La fête des moissons. Comment un terme aussi évocateur d’une tradition paysanne ancestrale, laborieuse mais
    joyeuse a-t-il pu être associé au nom de Majdanek&nbsp;? Comment a-t-on pu lier l’une des pires usines de mise à mort nazies à un univers rural aussi attentif aux dotations de la terre qu’aux
    besoins de l’homme&nbsp;? Car il n’y eut dans le camp de Majdanek ni fête, ni moisson&nbsp;! Il y eut cependant ce 3 novembre 1943 désigné par les déportés comme le «&nbsp;mercredi
    sanglant&nbsp;», une journée planifiée pour l’exécution des juifs encore vivants de Majdanek et des camps de travail de Trawniki et de Poniatowa. Rassemblés et entassés dans le secteur V du camp,
    ils durent tous et toutes se dénuder de la tête aux pieds pour être dirigés entre deux alignements de gardiens <em style="mso-bidi-font-style: normal;">SS</em> jusqu’aux fosses communes chargées
    de les engloutir. Humiliés jusqu’au dernier instant, c’est par rangs entiers qu’ils durent s’allonger, face contre terre, collés les uns aux autres, pour être finalement soumis à la mitraille
    dans le dos. Quelle angoisse pour les «&nbsp;suivants&nbsp;», portée à son paroxysme par la folie destructrice de leurs&nbsp;bourreaux, alors qu’ils devaient se coucher le visage sur le dos
    encore chaud de leurs frères d’enfer&nbsp;! Ce fut une journée d’exaction continue pendant laquelle, pour étouffer les cris des victimes et pourquoi pas donner de l’entrain aux assassins, une
    sono arrogante diffusa dans tout le camp un fond musical insensé. Plus de 18&nbsp;000 personnes furent exécutées à Majdanek au cours de cette opération affublée par les <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">SS</em> d’un nom de code&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Erntefest</em>, la fête des moissons.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <img height="225" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x225/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Maidanek-2-copie-1.JPG" alt="Maidanek-2-copie-1.JPG" class="CtreTexte">
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">La construction du camp débute en octobre 1941 dés l’arrivée d’un premier convoi de prisonniers soviétiques et
    polonais. Initialement, il doit devenir un camp de prisonniers de guerre de la <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Waffen SS</em> <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Lublin</em>
    et<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> se voit identifié comme tel sous le vocable <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Kriegsgefangenenlager</em>. Mais c’est un véritable camp de
    concentration que le quartier <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Majdan Tatarski</em> en périphérie sud-est de Lublin voit sortir de terre. <span style="color: #ffffff;">L’appellation
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Konzentrationslager der Waffen SS Lublin</em></span> rentre d’ailleurs officiellement en vigueur le 16 février 1943.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Ainsi, ce camp polonais répondra à trois objectifs distincts. Tout d’abord, il servira de camp de prisonniers de
    guerre, avec l’internement de 2&nbsp;000 soldats soviétiques dés son ouverture. Il répondra également à une organisation de type concentrationnaire destinée à des prisonniers juifs et non juifs
    affectés dans le<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> camp central de Lublin-Majdanek mais aussi dans neufs kommandos satellites regroupant des ateliers appartenant à la <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">SS</em>. Enfin, le camp fera face à sa mission d’extermination par l’organisation de nombreuses fusillades de masse, dont celle du «&nbsp;mercredi
    sanglant&nbsp;»<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> le 3 novembre 1943 reste un des pires exemples, et par l’utilisation à partir de 1942 de plusieurs chambres à gaz. La plus grande
    pouvait contenir 300 individus et n’utilisait comme toxique mortel que le Zyklon B, alors que les deux autres, de capacité moindre (150 personnes) étaient susceptibles de fonctionner avec du
    Zyklon B mais aussi avec du gaz CO (monoxyde de carbone).</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <img height="225" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x225/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Maidanek-25.JPG" alt="Maidanek-25.JPG" class="CtreTexte"><span style=
    "font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">La libération du camp a lieu le 24 juillet 1944 donnant à voir aux troupes soviétiques un outil majeur de la solution
    finale, à leur grande surprise en parfait état de fonctionnement. Le nombre de victimes du camp de Majdanek demeure approximatif. Il est évalué entre 200 et 235&nbsp;000 dont environ 80&nbsp;000
    juifs, le nombre de personnes assassinées dans les chambres à gaz demeurant inconnu. 2&nbsp;551 français furent déportés dans ce camp. Un peu plus de 70 auraient survécu.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <img height="224" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x224/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Maidanek-14.JPG" alt="Maidanek 14" class=
    "CtreTexte">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;
    &nbsp;Le block où sont conservées des milliers de paires de chaussures...
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">C’est en 1969 que le Mémorial en hommage aux victimes du camp de Majdanek fut érigé sous la direction de
    l’architecte et sculpteur polonais Wiktor Tolkin. Fidèles à ses options artistiques, c’est une œuvre colossale qu’il imagina, à la dimension du drame humain joué ici sous le joug des
    nazis.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Tout d’abord, c’est la Voie de l’Hommage et de la Mémoire qui accueille les pas des visiteurs, large de 25
    mètres et bordée d’un amas de pierres informes signifiant à ces derniers le chaos d’un passé sans fond. Au bout du chemin, d’une puissance sculpturale rare, le Monument de la Lutte et du Martyre
    se dresse, massif, écrasant, déformé par la douleur trop longtemps endurée. De cette masse imposante, presque suspendue au dessus de son socle, surgit simultanément l’espoir, violent et vivant,
    de la victoire finale.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    &nbsp;&nbsp; &nbsp;<img height="187" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x187/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Majdanek-memorial-1200-HP.jpg" alt="Majdanek mémorial 1200 HP" class=
    "noAlign">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <img height="175" width="276" src="http://img.over-blog.com/300x224/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Maidanek-31.JPG" alt="Maidanek 31" class="noAlign">
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <span style="font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">Mais sur le chemin de sa mémoire, le visiteur n’en est pas quitte pour autant. Le mémorial explose, jusqu’à
    l’horizon, jusqu’au point de non retour, un totem de mort dressé au pied d’un crématoire intact. A proximité, un mausolée lenticulaire fait contrepoids, affichant en façade le message suivant :
    «&nbsp; Notre sort est pour vous un avertissement ».<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Coiffée d’une lourde rotonde de béton, mais soumise aux grands vents du souvenir, apparaît alors
    une montagne de cendres humaines, vestiges de poussières de milliers d’âmes, de milliers de cœurs. La blessure est encore vive, et impose le recueillement absolu. Face à tous, une armée de
    témoins invisibles, victimes de crimes ineffaçables.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <img height="224" width="300" src="http://img.over-blog.com/300x224/2/46/38/88/1er-r-pertoire/Maidanek-28.JPG" alt="Maidanek 28" class="CtreTexte">&nbsp; <span style=
    "font-family: &quot;Georgia&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 11pt;">En associant ces deux structures, Wiktor Tolkin n’a pas simplement ancré sa démarche dans un passé tragique. Au contraire.
    Son mémorial porte le sceau de la victoire, celle de la vérité sur le mensonge, celle de la liberté sur l’avilissement, celle de la lumière sur la nuit.</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 26 Apr 2011 14:23:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">fc4cd6f51ceab871f9f10d9e6908e9f1</guid>
                <category>Philatélie et mémoire</category>        <comments>http://www.terreneffacepasleursvisages.com/article-les-moissons-de-majdanek-72568368-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
 </channel>

</rss>
